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La
consommation des Français.
Des changements considérables entre 1960 et 2007.
L'INSEE a publié un très gros rapport (233 pages) et, fort heureusement,
un excellent résumé de ce rapport en 20 pages sur la consommation
des Français depuis 1960, époque où l'on pouvait considérer
non seulement que la reconstruction était terminée, mais que l'économie
était repartie depuis déjà quelques années.
Quelques grands traits ressortent de ce rapport qu'il est vraiment
très intéressant de regarder à travers ce résumé, lui-même assez
détaillé.
D'abord, compte tenu de la hausse des prix et de l'augmentation
de la population, le pouvoir d'achat réel
par individu a progressé de façon très différente durant les quinze
années 1960/1974 - plus 4,6 % par an, presque un record mondial
- et les trente-deux années suivantes 1975/2008 - 1,3 % seulement.
Durant le même temps, le taux d'épargne est resté relativement élevé
:
- de 15 à 20 % entre 1960 et 1985,
- de 13 à 15 % depuis vingt ans avec une tendance à la stabilité
autour de 15 %.
Sur la longue période, le total des dépenses de consommation
des ménages a progressé de 2,6 % par an avec de très fortes variations
pour certains postes :
- Le matériel électronique grand public + 13,8
- Les services de communication + 8,1
- Les produits pour la santé + 6,2
- Les dépenses d'animaux domestiques + 5,8
- Automobile, moto, vélo + 4,2
- Services financiers et assurances + 3,2
- Logement, charges et entretien + 3,5
Ce dernier poste est difficile à évaluer car l'accession à la propriété
ne figure pas dans les statistiques, seuls les loyers, charges et
dépenses annexes au logement étant prises en compte. En fait, l'augmentation
des dépenses des locataires a été de 2,8 % par an mais en y
ajoutant l'accession à la propriété on est autour de 3,5 %.
A l'inverse,
- les dépenses d'alimentation ont progressé beaucoup plus lentement,
+ 1,4 % par an ;
- l'habillement et le textile sont également stabilisés à + 1,7
% par an ;
- les biens et services de loisirs ont également moins progressé
que la moyenne, plus 2,2 % par an
Un dernier concept retenu dans cette étude
est celui de " dépenses de consommations pré-engagées ou obligatoires
". Ce concept recouvre les dépenses qui ne peuvent pas être arbitrées
à court terme puisqu'elles sont obligatoires et programmées dès
le début de l'année :
- loyer,
-assurance,
-électricité,
- gaz,
- abonnements divers, etc.
Ces dépenses ne représentaient que 13 % de la consommation des
ménages en 1959. Elles atteignent 28 % en 2008. Si
l'on y ajoute les impôts sur le revenu et les impôts locaux, on
est toujours au-dessus de 40 %. 61
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