LABORATOIRE D'IDÉES
"think tank" à la française
Héritage&Progrès
22, rue de Texel
Tél: 01 43 20 92 91
01 43 35 14 09
Fax: 01 43 21 95 53
info@heritage-progres.com

Accueil
Qui sommes nous?
Réunions
Questions:
. politiques
. économiques
. sociétales
Etudes
Livres et revues
Faits et Chiffres
Réjouissons nous
Sites partenaires
Nous contacter
Adhérer

 

La consommation des Français.
Des changements considérables entre 1960 et 2007.


L'INSEE a publié un très gros rapport (233 pages) et, fort heureusement, un excellent résumé de ce rapport en 20 pages sur la consommation des Français depuis 1960, époque où l'on pouvait considérer non seulement que la reconstruction était terminée, mais que l'économie était repartie depuis déjà quelques années.
Quelques grands traits ressortent de ce rapport qu'il est vraiment très intéressant de regarder à travers ce résumé, lui-même assez détaillé.
D'abord, compte tenu de la hausse des prix et de l'augmentation de la population, le pouvoir d'achat réel par individu a progressé de façon très différente durant les quinze années 1960/1974 - plus 4,6 % par an, presque un record mondial - et les trente-deux années suivantes 1975/2008 - 1,3 % seulement.
Durant le même temps, le taux d'épargne est resté relativement élevé :
- de 15 à 20 % entre 1960 et 1985,
- de 13 à 15 % depuis vingt ans avec une tendance à la stabilité autour de 15 %.

Sur la longue période, le total des dépenses de consommation des ménages a progressé de 2,6 % par an avec de très fortes variations pour certains postes :
- Le matériel électronique grand public + 13,8
- Les services de communication + 8,1
- Les produits pour la santé + 6,2
- Les dépenses d'animaux domestiques + 5,8
- Automobile, moto, vélo + 4,2
- Services financiers et assurances + 3,2
- Logement, charges et entretien + 3,5
Ce dernier poste est difficile à évaluer car l'accession à la propriété ne figure pas dans les statistiques, seuls les loyers, charges et dépenses annexes au logement étant prises en compte. En fait, l'augmentation des dépenses des locataires a été de 2,8 % par an mais en y ajoutant l'accession à la propriété on est autour de 3,5 %.
A l'inverse,
- les dépenses d'alimentation ont progressé beaucoup plus lentement, + 1,4 % par an ;
- l'habillement et le textile sont également stabilisés à + 1,7 % par an ;
- les biens et services de loisirs ont également moins progressé que la moyenne, plus 2,2 % par an

Un dernier concept retenu dans cette étude est celui de " dépenses de consommations pré-engagées ou obligatoires ". Ce concept recouvre les dépenses qui ne peuvent pas être arbitrées à court terme puisqu'elles sont obligatoires et programmées dès le début de l'année :
- loyer,
-assurance,
-électricité,
- gaz,
- abonnements divers, etc.
Ces dépenses ne représentaient que 13 % de la consommation des ménages en 1959. Elles atteignent 28 % en 2008. Si l'on y ajoute les impôts sur le revenu et les impôts locaux, on est toujours au-dessus de 40 %. 61