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L'étrange
silence des abeilles " (Ed. Belin), une suite à l'enquête " Abeilles,
l'imposture écologique " (Ed. Le Publieur).
Qui n'a pas entendu la fameuse déclaration attribuée à Albert Einstein
sur une potentielle disparition de l'humanité quatre ans après celle
des abeilles ?
" Je tiens à rassurer le lecteur, ironise Vincent Tardieu,
auteur de l'ouvrage cité dans le titre ; Einstein n'est en rien
l'auteur de cette prédication millénariste qu'ont repris en chœur
tous les médias de la planète".
Le risque de disparition " d'apis mellifera " est-il réel ? se demande
V. Tardieu .
" La plupart du temps personne dans les médias ne fait la
distinction entre les abeilles sauvages et les abeilles d'élevage.
Or le problème de leur mortalité ne se pose pas à l'identique. En
effet, avec apis mellifera, nous sommes dans un système totalement
artificiel : ses effectifs sont d'abord ceux que les apiculteurs
décident qu'ils soient. Le nombre de ces colonies de productrices
de miel demeure à peu près stable depuis 1994, environ 1,3 million.
En revanche, le nombre des apiculteurs, comme celui de tous les
secteurs agricoles, est en baisse permanente depuis dix ans. La
crise de l'abeille est d'abord une crise de l'apiculture. "
L'ouvrage de V. Tardieu a un considérable mérite, celui, tout simplement,
d'analyser en détail toutes les causes de la baisse - certaine -
du nombre d'abeilles en France.
Ces causes sont nombreuses là où le simplisme écologique n'en voit
qu'une : le Gaucho et le Régent.
Citons-en quelques-unes :
- le virus APV venu d'Espagne
- les insecticides apicoles et agricoles,
- les transformations de l'agriculture,
- l'appauvrissement génétique des reines.
Seule une analyse multifactorielle peut rendre compte de ce phénomène.
De plus - et c'est essentiel - le grand public pense que l'apis
mellifera est la plus efficace pour la pollinisation alors qu'on
est en pleine recherche sur l'impact des espèces d'abeilles, des
espèces proches et de centaines d'autres insectes sur la pollinisation.
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