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Mandarins, infirmières et kinés même combat.
La lutte contre toute réforme n'est-elle pas le seul moyen de mobiliser les grands patrons de la médecine en faveur de leurs parents pauvres ?


Le texte de Roseline Bachelot a un objet essentiel, bien malheureusement caché derrière un projet de loi de plus de cent articles : faire du directeur d'hôpital le véritable chef de son établissement au détriment du corps médical. Concrètement, ce nouveau directeur devrait :
- disposer de compétences renforcées pour organiser toutes les activités de l'établissement,
- nommer des chefs de pôles coiffant les services,
- proposer le choix des médecins siégeant au directoire.
Les mêmes orientations sont proposées dans tous les rapports sur le sujet depuis plus de vingt ans.
On comprend que les médecins, habitués à soigner sans compter, vivent douloureusement le fait de ne plus être au-dessus de lois de l'économie. C'est hélas une absolue nécessité.
Cela n'empêche pas d'appliquer cette réforme avec intelligence et de prévoir une augmentation lente mais régulière des dépenses de santé.
Après tout, c'est bien ce que souhaitent les Français qui préfèrent consommer de la santé plutôt que de l'automobile, des vêtements, de l'équipement ménager, etc.
En refusant de reconnaître l'importance de l'économie de la santé, les médecins aboutissent simplement à une médecine de plus en plus sélective où même les ménages des classes moyennes dotés d'une mutuelle ne pourront plus se voir rembourser plus de 70 à 80 % de leurs dépenses. 55