|
La crise morale en
Occident
Nos pères croyaient à l'entreprise, à la responsabilité, à la liberté
économique et politique.
Ils approuvaient des écarts de salaires analogues à ceux d'aujourd'hui.
Ils estimaient que l'investissement et le risque devaient être
récompensés. Ils croyaient aussi à la valeur de l'exemple.
Ils trouvaient inconvenant d'étaler leurs richesses.
Ils connaissaient leurs voisins, c'est-à-dire leurs prochains et
leurs portaient secours.
La générosité leur semblait complémentaire de leurs revenus.
S'ils croyaient à " l'économie de marché ", ils pensaient qu'un
certain nombre de valeurs morales lui était très supérieur: l'éducation,
la culture, le partage, l'appartenance à des communautés fortes,
la communication entre les hommes.
Le crédit revolving, la dette excessive non contrôlée, le découvert
bancaire à 20 %, tout cela existait mais un banquier privé, un patron
de grand magasin de province (" Au soldat laboureur ", " au gagne
petit ") ne les auraient jamais pratiqués.
Mais qu'arrive-t-il à notre nomenklatura et à nos financiers pour
qu'ils affichent leurs millions de salaires, leurs robes de grands
couturiers, leurs yachts, leurs jets... ?
Mais qu'arrive-t-il à nos sociétés pour que des magazines comme
" Gala ", " Voici ", " Public ", " Closer " aient un tel succès
?
Et qu'arrive-t-il aux politiques pour augmenter leurs budgets
et leurs impôts de 5 % ou plus lorsqu'ils savent que le nombre de
chômeurs augmentera de 500 000 et que les salaires du privé baisseront
à l'exception de ceux du CAC 40 ?
Ils sont fous de penser que l'on peut encore
gagner des millions et faire de la politique sans valeurs morales,
sans sens des responsabilités et sans préoccupation sociale.
54
|