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Une réflexion sur la société française et l'opposition entre logique
de pouvoir et logique de compétence.
Nous extrayons de la longue lettre d'un de nos membres, Alain Glon,
une réflexion sur l'opposition entre deux logiques qui s'affrontent
dans la société française : celle du pouvoir et celle de la compétence.
"Dans la logique de pouvoir,
les Chambres de commerce auront en charge de faciliter la création
d'entreprise.
Dans une logique de compétence,
on considérera que les meilleurs parrains sont les créateurs eux-mêmes
et on favorisera leur mise en réseau.
Dans la logique de pouvoir, face au déficit dramatique d'entreprises
moyennes en France, c'est l'Etat qui devrait changer les règles
et permettre à ce type d'entreprise de naître et de se développer...
ce qui sera visible dans vingt ans !!!
Dans une logique de compétence on recherchera les entreprises moyennes
qui existent déjà et on desserrera tous les freins administratifs
et fiscaux pour assurer leur croissance. La pantoufle dans un cas,
la dynamique dans l'autre.
Dans une logique de pouvoir, on donnera à EDF les moyens pour assurer
sa suprématie en Europe grâce au nucléaire. Mais un jour, le champion
sera vendu, l'énergie deviendra plus chère...
Dans une logique de compétence, un peu de biogaz et de photovoltaïque
à la ferme donnera à la fois de la compétitivité à l'agriculture
et assurera un marché à de nouvelles technologies dont le monde
est acheteur.
Dans une logique de pouvoir, on regroupera les régions actuelles
pour en faire des régions plus puissantes... plus puissantes pour
ceux qui les dirigent !
Dans une logique de compétence, les valeurs partagées, la cohésion
de la population, une culture commune conditionnent la responsabilité
et la performance, comme dans une entreprise.
Dans une logique de pouvoir, l'ANPE cherche du travail aux chômeurs.
Dans une logique de compétence, ce sont les groupements d'employeurs
qui pourraient s'en charger.
Dans une logique de pouvoir, le transport des voyageurs sera le
monopole de la SNCF.
Dans une logique de compétence, des réseaux d'autocars à un prix
deux fois moins élevé pourront la concurrencer.
Dans une logique de pouvoir, le Parlement s'interroge sur les moyens
de taxer les jeunes qui regardent la télévision sur leurs ordinateurs.
Dans une logique de compétence, il s'interrogerait sur ce que les
jeunes peuvent faire pour leur pays avec les avancées de la technologie.
Bref il convient de tenter de sortir la
France de son étatisme et de son corporatisme, il s'agit de passer
de la défiance à la confiance. "
Alain Glon, Président de Glon Sanders, Président de l'Institut
de Locarn 51
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