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Les hôpitaux et la publication des taux de mortalité.

Le Président de la République a récemment affiché sa volonté d'obtenir dès 2009 la publication par les hôpitaux d'indicateurs simples, comme les taux de mortalité ou d'infection.
Cette annonce, comme toute innovation en France, a soulevé un tollé général fondé sur des arguments simplistes du type :
-
" la mortalité est proportionnelle à la gravité de l'état des malades ",
- " les hôpitaux refuseront d'opérer les cas les plus graves et les patients à risques ",
- " les hôpitaux traitant les poly-pathologies seront handicapés par rapport aux établissements spécialisés à risques modérés "...
A tout cela on peut répondre par trois autres arguments :
- d'abord, les statisticiens savent faire leur métier et n'afficheront pas de taux de maladie ou de mortalité sans les associer à des corrélations sur les pathologies.
- Ensuite, indicateurs ne signifient ni réalités ni vérités.
- Enfin, depuis 2006 existe déjà un tableau de bord des infections nosocomiales plus ou moins exhaustif mais déjà très instructif.
Et puis, la publication de ces données existe déjà dans plusieurs pays.
" J'ai travaillé au Presbyterian Hospital de New York témoignait le professeur Alain Cérène, responsable d'un service de chirurgie cardio-vasculaire du CHU de Toulouse. Nos chiffres de mortalités étaient publiés dans la presse, et pas par établissement mais par chirurgien. Là-bas, on ne plaisante pas. On ne balade personne. En France, on s'intéresse aux moyens mis en oeuvre mais pas du tout à ce qu'on obtient avec ces moyens, il n'y a pas de culture du résultat. " (Le Point, juin 2006). 47