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Dépenses flamboyantes de la société politique...... Comment croire
aux réformes ?
Il est aujourd'hui
de bon ton de ne pas mélanger comportements individuels et opinions
ou comportements politiques.
On peut tout faire pour payer moins d'impôts et prôner la redistribution
socialo-fiscale ;
on peut valoriser au mieux son capital et prôner l'ISF ;
on peut défendre la réforme générale des retraites et faire voter
un régime extrêmement privilégié pour les parlementaires ;
on peut affirmer urbi et orbi que l'Etat n'a plus d'argent sans
pour autant toucher ne serait-ce que sur les marges aux frais de
représentation et aux frais généraux de la société politique.
Eh bien, non ! Nous pensons qu'il existe
un risque grave de voir se coaliser fin septembre/début octobre
des mécontentements très nombreux et très divers de millions de
Français qui n'y croient plus.
Nous espérons nous tromper mais beaucoup de signes sont là.
Lorsqu'on lit le dernier numéro de " Capital " - 400 000 exemplaires
vendus en moyenne - et que l'on survole les 25 pages consacrées
au gaspillage public, on se demande parfois
comment le Français moyen peut encore y croire. Montrer
l'exemple, conserver la fierté de sa conscience professionnelle,
faire aux autres ce que l'on voudrait qu'on vous fit, est-ce encore
des mots qui ont un sens pour nos élites politiques ?
- Un seul mandat de député ouvre droit à une pension de 1 550 euros
par mois...
- Battu, un parlementaire au chômage touchera des indemnités bien
supérieures à celles d'un cadre du secteur privé. Pourtant, il semble
qu'un député puisse assez facilement retrouver un job, sauf incompétence
notoire (n'imaginons pas le pire) car enfin, si quelqu'un qui connaît
bien les gouvernants et la haute administration, des collègues et
amis venant de toutes les régions et de toutes les disciplines n'arrive
pas à retrouver une fonction civile, qui en retrouvera !...
- La liste civile du Président du Sénat comprend le château du petit
Luxembourg au cœur du palais, un second appartement rue Bonaparte,
une vingtaine de domestiques, 600 000 euros de frais de bouche par
an, deux voitures individuelles + 15 voitures de fonction pour son
cabinet, etc. etc.
- Notre ambassade à Dakar comprend 315 agents, dont 135 détachés
auprès du gouvernement tandis qu'en Inde, cent fois plus peuplée,
notre ambassade ne compte que 96 personnes.
- Acheter ou louer des immeubles en étudiant soigneusement les prix
pour héberger des services ministériels, existe-t-il vraiment des
ministres et des secrétaires généraux de ministères pour se poser
la question ? Aujourd'hui, toutes les grandes entreprises vont s'installer
dans les villes nouvelles de Saint-Quentin, de Marne-la-Vallée ou
d'Evry. Alors qu'il semble encore improbable de faire sortir des
services importants au-delà du périphérique, impossible au-delà
de la première couronne de communes qui le borde. Ne parlons pas
des merveilles que constituent les futurs palais de la région Rhône-Alpes,
de la région Auvergne, de l'agglomération de Perpignan, du conseil
régional du Languedoc-Roussillon...
Mais pourquoi ne citer que ceux-là puisque deux régions et deux
départements sur trois se livrent à des débauches immobilières que
même des entreprises très bénéficiaires n'auraient pas l'idée d'effectuer.
Certaines dépenses ne se chiffrent pas
en millions d'euros mais elles sont si scandaleuses qu'on s'interroge
sur l'absence de poursuites judiciaires lorsqu'elles sont dénoncées
:
- les cigares du Président du Conseil régional de Picardie, baptisé
" le Pharaon picard ", ont représenté en 2005 : 21 664 euros.
Ses dépenses de restaurant comprenant il est vrai celles de ses
deux directeurs de cabinet atteignaient en 2006 : 100 000 euros.
- Quant au restaurant privé du Conseil général de Hauts-de-Seine,
la Chambre régionale des comptes a constaté que le coût d'un repas
y atteignait en moyenne 122 euros.
- Le vice-président de la région Rhône-Alpes, délégué à la coopération
internationale, a visité en deux ans 16 pays dont l'importance apparaît
primordiale pour le développement de la région, par exemple le Mali,
le Vietnam, Madagascar...
Certes les lecteurs des travaux de l'IFRAP
(Institut Français pour la Recherche sur les Administrations Publiques)
et de Contribuables Associés ont chaque mois connaissance de tous
les scandales d'une dépense publique en réalité incontrôlée. Mais
il y a des époques, des moments et disons même des instants où si
rien n'est fait tout peut se passer...
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