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SNCF : le vrai test de la fermeté gouvernementale.
Deux ouvrages publiés en 1996 et 2002 avaient mis en valeur " les
comptes fantastiques du système ferroviaire français : SNCF le rapport
interdit et " Le rail et la route "(Ch. Julienne Ed Les belles lettres).
Plusieurs notes récentes de Monsieur J.P. Chevalier sont revenues
sur cette question et notamment sur la dette de la SNCF.
Rappelons les chiffres : le coût global du système ferroviaire
français, coût qui comprend le service de la dette s'élevait en
2000/2002 à environ 67 milliards de francs soit environ 10 milliards
d'euros.
Ce chiffre n'a pas changé dans les trois dernières années.
Et ce coût n'est pas prêt de diminuer pour
deux raisons que rapelle Jean-Pierre Chevalier :
1) La dette à long terme de la SNCF de RFF et d'un compte spécial
du Trésor s'élève au total à 66 milliards d'euros.
2) Les engagements de retraite de la SNCF se montaient en mai 2007
à 116,5 milliards d'euros.
La situation de notre " chère, très chère SNCF " est donc
catastrophique sur le plan financier, cela explique sans doute pourquoi
aucun pays ne veut acheter notre très beau TGV... sauf le Maroc
qui s'est bien entendu assuré d'un financement très majoritairement
français.
C'est pourquoi il est si important de ne
pas céder sur les retraites de la SNCF qui constituent un test pour
la volonté du gouvernement d'assainir sa situation financière.
Rappelons à cet égard que les retraités des chemins de fer sont
au nombre de 340 000 et ont une durée de vie un peu supérieure à
la moyenne nationale alors que les salariés de la Société étaient
en décembre 2006 moins de 190 000.... 39
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