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Réforme universitaire et autonomie des universités


Au moment où le gouvernement souhaite faire passer dans les projets ultra prioritaires l'autonomie des universités, peut-être est-il bon de rappeler quelques éléments fondamentaux pour la réussite de cette réforme :

La réforme de l'administration centrale. C'est une pièce essentielle.
- Il faut supprimer entre huit et neuf postes sur dix au ministère sinon l'autonomie sera un leurre car la culture bureaucratique, propre à l'administration, prendra le dessus.
- Il faut remplacer les constats, les réglementation et les contrôles par les évaluations à posteriori et, tout simplement, l'évaluation par les étudiants qui sauront très bien où aller.

La sélection et les droits d'entrée. La gratuité intégrale des études supérieures n'est pas souhaitable.
Pourquoi aujourd'hui, paye-t-on son permis de conduire entre 1000 et 1500 euros et pourquoi est-on prêt à faire grève parce que l'université avec sa sécurité sociale, sa mutuelle, ses restaurants scolaires et ses avantages sociaux exigerait 4 à 500 euros pour s'y inscrire ?
Il y a toujours quelqu'un qui paye.
Il vaudrait mieux habituer les étudiants soit à solliciter des bourses sur la base d'un bon dossier, soit à emprunter avec des formules bien connues de " prêt d'honneur ", soit à investir un minimum pour leur avenir.
La gratuité intégrale est toujours une erreur.

La gouvernance. Actuellement, les présidents d'universités sont désignés à la majorité absolue d'une assemblée et de conseils réunissant 70 à 140 membres. Une véritable absurdité. Sarkozy en voulait 20. Il a consenti " entre 20 et 30 ". Espérons que l'on restera peu éloigné de 20.

Les présidents d'universités doivent recruter en toute indépendance tout en conservant des critères de choix reconnus par tous.
Un enseignant devrait pouvoir se recruter sur la base de contrats de durée moyenne et être évalué à la fois par les étudiants et par la direction de la faculté.
Enfin, les présidents et leur bureau doivent être évalués comme les enseignants de façon régulière ; tous les cinq ans par exemple.
Et l'évaluation ne doit surtout pas être faite uniquement, ni principalement, par l'administration centrale.
Là encore, la première source d'évaluation doit être l'attraction étudiante et l'attraction des enseignants et des chercheurs. A compléter par des visiteurs étrangers d'une part, des critères de résultats scientifiques d'autre part.

En tout état de cause une réforme fondamentale dont l'exécution doit être suivie avec la plus grande attention
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