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La politique du logement pourrait tenir la seconde place dans le
débat électoral.
La dernière livraison mensuelle de l'INSEE a éclairé de façon très
forte le poids de la dépense logement dans le budget des Français.
Loyers et mensualités d'accession à la propriété représentent
aujourd'hui près de 25 % de la consommation des ménages, si
l'on y ajoute les dépenses inévitables de chauffage et d'éclairage
qui accompagnent le logement. Cette proportion cache d'ailleurs
une réalité encore plus importante car il faut ajouter au moins
trois catégories de dépenses qui évoluent avec les types de logement
occupés :
- les taxes : taxe d'habitation,
taxe foncière, taxe sur les déchets, taxe d'électricité, redevance
télévisée...
- les dépenses de transports
car la moitié d'entre elles sont directement liées à l'habitat qu'ils
s'agissent de transports collectifs ou de l'automobile particulière...
- les dépenses d'équipement du
logement dont certaines ont un caractère inéluctable et reflètent
des besoins primaires plutôt que des investissements de confort
et de luxe.
Ces trois catégories de dépenses font passer
le budget logement de 25 % à 38/40 %.
Dans toutes les études concernant la consommation des bas revenus,
et notamment dans le gros rapport annuel de la fondation Abbé Pierre
sur le " mal logement ", on constate que, après la dépense d'habitat
et ses annexes,
le " reste à vivre " pour les ménages est toujours inférieur
à 50 % du revenu.
C'est pourquoi une réflexion profonde et sans à priori sur les
aides publiques au logement est absolument nécessaire.
Dans l'ouvrage que publie Héritage&progrès sur ce sujet, rappelons
que ces aides publiques sont de l'ordre
de 25 milliards d'euros par an, ce qui représente une somme considérable
: environ 14 milliards pour les aides à la personne et 11 milliards
pour les aides à la pierre.
Nous préconisons dans ce domaine une dizaine de réformes ayant
pour principaux objectifs :
1) de privilégier le vrai logement social
par une réforme profonde du système HLM permettant d'introduire
de la mobilité sur ce marché,
2) de développer l'accession sociale à
la propriété, en aidant de la même manière locataires
et propriétaires si leurs taux d'effort et leurs revenus sont comparables,
3) de réduire le coût des charges foncières
par une réforme profonde de l'urbanisme et de la fiscalité immobilière.
Les principales conclusions de notre ouvrage seront mises sur notre
site Internet dans quelques jours et cet ouvrage sera dans les librairies
fin septembre. 28
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