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Immigration, régularisation : course aux bonnes consciences face à l'absurdité du centralisme

L'idée développée par Nicolas Sarkozy depuis quelques mois sur l'immigration choisie est une idée aussi bonne... que difficile à mettre en œuvre.
Le Canada et les Etats-Unis s'y emploient mais avec les difficultés que l'on sait.
Quant à la régularisation des familles ou des personnes ayant des enfants scolarisés, elle provoque un déchaînement de bonnes consciences que l'on ne peut condamner sans mettre en valeur la rigidité de la centralisation française.

Il est assez stupéfiant que l'on doive réunir deux fois de suite à Paris 125 préfets, élaborer des circulaires complexes et provoquer une agitation administrative sans précédent, le tout pour régulariser environ 10 000 personnes, peut-être moins, soit 100 personnes par département.

Certes dans Paris et les départements limitrophes il s'agira sans doute de 4 à 500 personnes, et dans le Massif Central de 20 à 25 par département.
Mais les préfets ne sont-ils pas assez grands pour prendre eux-mêmes des décisions qui s'imposent et régler, au cas par cas, des situations qui ressortent généralement du bon sens et non de la loi.
Quelle que soit la situation législative et réglementaire d'un couple ou d'une femme ayant un ou deux enfants scolarisés, il est aisé de constater la situation professionnelle et familiale du couple, son niveau d'adaptation, le soin qu'il prend de ses enfants et la connaissance de la langue qui témoigne d'une ou plusieurs années scolaires.

Aucun texte de loi et aucun règlement ne remplacera le contact direct avec des responsables de services sociaux et, au sommet, le cabinet du préfet qui doit être capable en quelques minutes de rendre un jugement d'expulsion ou de régularisation.
Le problème est toujours le même : société de confiance ou société de réglementation.
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