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La réforme du secondaire et du supérieur.
La Droite n'a décidément jamais réussi à avancer un tant soit peu
sur cette question pour laquelle il faudrait une fois pour toute
se faire une philosophie, et donc s'imposer une stratégie, parfaitement
claire aux antipodes de ce que souhaite tout l'appareil de l'Education
Nationale.
Là encore ce n'est pas simple et il faut éviter d'être simpliste
et cesser de se payer de mots et d'incantations.
Quelques principes devraient guider une action à long terme afin
qu'elle rencontre l'accord de la grande majorité des parents en
permettant d'augmenter les moyens de ceux qui en ont besoin :
1 - Réformer de façon absolument radicale
les IUFM qui sont aujourd'hui une des plaies de l'appareil
éducatif dénoncées par la grande majorité des jeunes enseignants
qui en attendent beaucoup et n'y trouvent à peu près rien. Revoir
en même temps tout l'appareil pédagogique, documentaire et informatif
de l'Education Nationale.
2 - Supprimer la carte scolaire
et la remplacer par une carte de type comtés ou districts, c'est-à-dire
d'un rayon d'un ou deux kilomètres au lieu des 3 à 500 mètres.
3 - Donner une réelle liberté de gestion,
d'organisation, de recrutement du personnel enseignant aux chefs
d'établissements.
4 - Faire varier considérablement les moyens
selon les besoins.
Il ne s'agit pas, comme dans les ZEP, de donner un petit 10, 15
ou 20 % de plus à un collège difficile, mais d'adapter complètement
non seulement les moyens financiers mais les méthodes, les programmes
etc...
5 - Autoriser le développement des écoles
libres en même temps qu'on autorise le développement
de la liberté de gestion dans l'enseignement public.
Il faut à vrai dire que les deux se rejoignent, l'enseignement privé,
soit confessionnel, soit laïc, représentant simplement le modèle
d'autonomie maximum que peut atteindre tout collège ou tout lycée
public.
Pour ce qui concerne l'enseignement supérieur,
l'autonomie des universités revendiquée par tous, comme d'ailleurs
un système de sélection soit à l'entrée, soit en première année,
doit évidemment voir le jour.
90 % des universitaires y sont favorables même si certains
n'osent l'affirmer pour des raisons purement corporatives ou idéologiques.
De plus, c'est une obligation financière
tant notre université est devenue nécessiteuse pour ne pas dire
" clocharde ".
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