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Climat : la volonté de prouver
rend... parfois... malhonnête !
Après le cyclone qui a dévasté la Nouvelle-Orléans, le monde journalistique
tout entier a publié des articles apparemment " savants " destinés
à montrer, une fois encore, la gravité du réchauffement de la
planète et ses conséquences évidentes sur les tornades et les cyclones.
Thème général : ce qui nous attend : toujours plus de cyclones.
Il est réconfortant pour une fois de lire dans le journal du dimanche
sur deux colonnes un grand article du directeur du laboratoire de
météorologie dynamique du CNRS, professeur à Polytechnique, à
qui l'on ne fait pas dire - avec les commentaires dont on a hélas
l'habitude - le contraire de ce qu'il écrit :
" La difficulté c'est de savoir si ces années (2004 et 2005)
sont remarquables parce qu'on est face à un système naturel qui
fluctue... ou si l'on est face à des évolutions plus irrémédiables
du fait de l'augmentation des gaz à effet de serre. Malheureusement
on ne peut pas répondre à cette interrogation pour le moment
.
Q : Quelles pourraient être les causes d'une telle recrudescence
de l'activité cyclonique ?
R : "Avant tout il faut tenir compte de la nature fortement
chaotique du système climatique. Les phénomènes atmosphériques résultent
pour une large part de combinaisons aléatoires. Le hasard joue énormément...
On a une année exceptionnelle, puis deux, mais on ne peut pas en
déduire catégoriquement quoi que ce soit... Nous disposons de données
de très bonne qualité depuis seulement une trentaine d'années, c'est-à-dire
depuis que les satellites nous permettent d'observer les océans.
C'est une durée encore trop courte pour se forger des certitudes...
Seules des données fiables sur une période deux fois plus longue,
soixante ans, pourront manifester d'un changement climatique. "
Un article scientifique devrait toujours être cité en entier.
Nous nous excusons de ce raccourci mais il nous semblait intéressant
à signaler après le déchaînement médiatique qui a suivi Katrina.
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