LABORATOIRE D'IDÉES
"think tank" à la française
Héritage&Progrès
22, rue de Texel
Tél: 01 43 20 92 91
01 43 35 14 09
Fax: 01 43 21 95 53
info@heritage-progres.com

Accueil
Qui sommes nous?
Réunions
Questions:
. politiques
. économiques
. sociétales
Etudes
Livres et revues
Faits et Chiffres
Réjouissons nous
Sites partenaires
Nous contacter
Adhérer

 


Discrimination positive : une querelle idéologique sans intérêt.


Le Président de la République a répété dans son allocution du 14 novembre qu'il était opposé à la discrimination positive comme à la logique des quotas.
Aux Etats-Unis, ce principe baptisé " affirmative action " est également contesté, plusieurs arrêts de la Cour Suprême sur le sujet étant contradictoires.
Cette bataille de mots entre Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac et Dominique de Villepin est une petite guerre politicienne sans aucun intérêt car les faits, exigeants, sont là.
Les deux questions à se poser, et ce sont les seules, sont :
1 - comment donner un minimum de formation à tous ces jeunes qui ont abandonné l'école,
2 - comment à niveau à peu près égal donner une chance réelle de travail aux noirs, aux arabo-musulmans, deux populations qui visiblement ne sont pas intégrées alors que Espagnols et Portugais, Asiatiques de toutes origines, chrétiens libanais, Américain du sud n'ont pas de problèmes ?
La réponse à cette seconde question est complexe :
- Handicap culturel profond peut-être dû à la prédominance masculine dans les sociétés arabo-musulmanes,
- héritage culturel du colonialisme,
- très forte volonté des Ibères et des Asiatiques de réussir par eux-mêmes ?

Sur ces sujets le Ministre de l'Intérieur avait organisé place Beauvau une table ronde d'une journée où les problèmes de fonds ont bien été posés par Nicolas Sarkozy et une douzaine de participants de grande qualité : Claude Guéant, Tahar Ben Jelloun, Claude Bébéar, Richard Descoings, Roger Fauroux, Luc Ferry, Serge Weinberg, Daniel Canepa, Michel Gaudin, Guy Parayre, Paul Peny, André Rossinot

Un dernier mot : que l'Etat commence par appliquer ses propres recommandations.

Les Français ayant deux parents immigrés représentent 3,7 % de la population.
On en trouve 3,9 % parmi les salariés du secteur privé et 2,3 % parmi ceux du secteur public.
Voilà ce que personne ne dit : malgré les réticences bien connues, il n'y a finalement pas ou peu de discrimination dans les entreprises privées dans les niveaux de qualification faibles qui sont trop souvent ceux de cette population alors que dans le secteur public, le refus d'engager des enfants d'immigrés est patent et très élevé.
C'est sans doute dans les emplois concernant les bacs + et les emplois d'encadrement que la discrimination est réelle.

Oublions donc ce terme de discrimination positive et regardons la réalité, c'est-à-dire la proportion des diverses populations présentes dans les entreprises.
Cela doit permettre d'indiquer à Jacques Chirac et Dominique de Villepin que c'est par le secteur public qu'ils doivent commencer.