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Si l'on accordait au plan banlieue la moitié de l'importance que l'on accorde à l'environnement… !!!


Deux rapports viennent, coup sur coup, rappeler la gravité des problèmes de nos banlieues :
- un rapport de la Cour des Comptes
- un rapport de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles.
Rappelons que ces zones regroupent environ 15 % de la population française et que cette population comprend une proportion nettement plus forte d'émigrés et de jeunes. Ces zones connaissent, après les émeutes de 2005, des problèmes d'insécurité, de dégradations d'équipements collectifs, de vols et incendies de voitures, d'exactions contre les personnes deux fois plus nombreuses qu'ailleurs.
Traiter en profondeur, avec force et constance la réhabilitation de ces zones de banlieue, est une obligation sociale et politique car ce sont des chaudières sous pression dont on se demande parfois pourquoi elles n'explosent pas plus souvent.
Ces deux rapports sont accablants pour l'Etat.
Citons simplement les chiffres de la rénovation urbaine de 2004 à décembre 2008 :
- 52 000 logements ont été démolis dans les ZUP, soit 42 % de l'objectif.
- 19 000 ont été construits, soit 17 % de l'objectif.
- 81 500 ont été réhabilités, soit 30 % de l'objectif.
- 49 000 ont été résidentialisés (réhabilitation complète), soit 16 % de l'objectif.
Les deux faits qui peuvent vraiment changer l'environnement et l'habitat de cette population, sont la construction neuve et la résidentialisation. Dans les deux cas, on n'atteint même pas 20 % des objectifs et on se demande vraiment s'il sert à quelque chose de les fixer.
Pour le reste, l'échec de la politique de la ville depuis 5 ans est patent.
La Cour des comptes propose de créer un ministère d'Etat chargé de travailler dans un cadre stable (on notera que les périmètres de la politique de la ville sont modifiés tous les deux ou trois ans, et ceci depuis 1985), avec une politique de crédits pluriannuelle et surtout une évaluation régulière des politiques suivies.
Une forte police de proximité fait évidemment partie de cette politique.
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