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Les
Etats-Unis restent la clé de la reprise économique mondiale. Ils
ne souhaitent pas partager.
Le Président des Etats-Unis, Barack Obama, a présenté à la presse
un rapport d'ensemble sur la nouvelle régulation financière proposée
par les Etats-Unis au congrès.
On sait que les rapports du Président et du congrès aux Etats-Unis
sont complexes et qu'il s'agit vraiment de deux pouvoirs de même
importance.
Chacun doit donc tenir compte des réactions de l'autre et le projet
Obama a été conçu pour répondre à l'avance à certaines critiques
du congrès. C'est pourquoi il a des chances d'être retenu par les
assemblées à plus de 80 %.
Nous reviendrons sur ce projet dans un article détaillé lorsque
nous l'aurons analysé.
Il faut toutefois noter dès maintenant quelques faits importants.
Ce projet a été annoncé sans aucune référence
aux propositions européennes.
Sur les 80 pages du texte adressé par le Président Obama au congrès,
pas une seule ne parle de l'utilité ou de la nécessité d'une collaboration
avec l'Europe sur ces sujets. Peut-être parce que celle-ci tarde
trop à s'exprimer de façon claire, détaillée et complète. Peut-être
aussi parce que les Etats-Unis estiment que leur responsabilité
est totalement engagée dans cette réforme et que leur puissance
financière est telle qu'il est inutile de se concerter avec l'Europe.
Comment leur donner tort ?
On notera encore que certaines questions
qui paraissent essentielles en Europe ne retiennent guère l'intérêt
des Américains :
- les paradis fiscaux,
- les hedges funds et
- les fonds de private equity par exemple.
De même la question des agences de notation est laissée de côté.
Certes, le projet prévoit que la FED devra évaluer les risques et
fixer des exigences élevées pour toutes les sociétés financières,
y compris les filiales non régulées. Mais les hedges funds ne sont
pas nécessairement des filiales.
En tout état de cause, il faudra attendre les débats parlementaires
pour évaluer ces nouvelles régulations.
Il serait bien sûr essentiel qu'un véritable
ministre des finances européen - mandaté par les cinq grands - participe
en permanence à ces discussions. Ce qui reste aujourd'hui un vœu
pieux. 56
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