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Après
les européennes constat des rapports de force : 45 à droite, 50
à gauche.
Il est toujours difficile d'analyser les statistiques électorales
lorsque les votants ne représentent que 41 % des électeurs inscrits.
De plus, dans un scrutin proportionnel, l'éparpillement des voix
est très important.
De ce fait, le parti majoritaire semble beaucoup plus fort et l'arrivée
en tête de la majorité présidentielle avec 28 % des voix a occulté
une analyse plus précise.
En fait, la majorité présidentielle stricto sensu peut sans doute
être regroupée avec Libertas et Debout la République, soit au total
34,44 % des électeurs.
De son côté l'opposition parlementaire
comprend clairement le PS, Europe Ecologie et le Front de Gauche,
soit au total 39,23 %. L'avance de la gauche est donc
de 5 %.
A partir des indications des instituts de sondage, il faut ventiler
les 26 % d'électeurs ayant voté pour le MODEM, le Front National
et les petites formations ayant fait moins de 5 % entre les deux
grands blocs précédents.
On trouve alors quelques 5 % d'électeurs qui refuseraient catégoriquement
de se rallier à l'un des deux blocs, ces 5 % provenant à part à
peu près égale de l'extrême gauche et de l'extrême droite.
Les deux blocs parlementaires se situeraient alors à :
- Majorité présidentielle......... 44,5 %
- Opposition parlementaire..... 50,7 %.
On comprend pourquoi la plupart des hommes politiques responsables
n'ont pas chanté victoire :
- l'UMP parce que la droite reste minoritaire,
- la gauche parce qu'elle sait que l'union est a priori quasi impossible
à réaliser dans les circonstances actuelles.
La France paraît aujourd'hui bien difficilement
gouvernable et l'on comprend la crainte permanente de nos dirigeants
qui redoutent des mouvements populaires violents faute de débouchés
politiques clairs. 56
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