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La
France veut être à la pointe du combat contre le CO2. Ce challenge
est aussi coûteux qu'inutile puisqu'elle est déjà première !!!
Nous avons déjà évoqué dans un précédent article l'excellent
article de Rémy Prud'homme qui a obtenu le " Prix de la réflexion
impertinente " décerné par le Cercle des entrepreneurs du futur.
R. Prud'homme ne discute pas le consensus dominant dans les milieux
autorisés de l'environnement, à savoir que le gaz à effet de serre
le plus important est le CO2, qu'il a une longue durée de vie et
s'accumule et qu'il est le principal responsable de la réverbération
des rayonnements solaires.
Il ne discute pas non plus les conséquences catastrophiques annoncées
par le GIEC.
Son raisonnement part donc de ce qui est " politiquement correct
" et devrait de ce fait retenir l'attention de tous les politiques
raisonnables et responsables.
Ce raisonnement est le suivant :
1 - Le contenu en carbone de diverses économies
classe la France en tête de tous les pays du monde.
Par millions de dollars de PIB, la tonne de CO2 produite est la
suivante :
- France............................. 266
- Italie................................ 382
- Allemagne......................... 426
- Etats-Unis......................... 761
- Mexique............................ 942
- Inde............................... 2834
- Russie............................ 3788
- Chine............................. 3810
Moyenne mondiale........ 882
2 - La France a déjà une politique très
active pour taxer ses carburants et donc réduire le CO2.
Par rapport au prix de vente d'un litre d'essence, la taxe est de
:
- 175 % en Allemagne
- 163 % en Italie
- 150 % en France
- 81 % au Japon et au Brésil
- 23 % en Russie
- 12 % aux Etats-Unis.
Beaucoup d'autres pays subventionnent au
contraire le litre d'essence pour permettre aux consommateurs d'économiser
sur ce poste :
- 8 % de subventions en Chine
- 27 % en Inde et Indonésie
- 30 % au Mexique
- 88 % en Arabie Saoudite et en Iran
- 97 % au Venezuela.
3 - La politique française traduite dans les lois Grenelle I, Grenelle
II et la future loi Grenelle III vise à faire trois fois mieux que
l'ensemble des pays du globe en réduisant ces rejets de 75 % par
rapport à l'an 2000, contre 25 % pour l'ensemble de la planète.
L'ensemble des mesures prises pour y parvenir coûtera très cher
puisqu'elles passent toutes par une nouvelle dépense forte.
Le gouvernement estime que cette dépense sera compensée par la création
d'emplois verts : 500 000 en dix ans.
Il oublie d'indiquer que toutes les études sérieuses prévoient
en contrepartie de cette création de nouveaux emplois une destruction
aussi importante d'emplois traditionnels, sacrifiés par les hausses
d'impôts et les changements d'orientation : plus d'emplois dans
les transports publics et moins dans l'industrie automobile et ses
sous-traitants par exemple.
4 - En admettant que toute la politique
française soit juste, approuvée et mise en œuvre, l'augmentation
annuelle des rejets de CO2 conduirait d'ici 2020 à un accroissement
de :
- 7 millions de tonnes pour la France
- 499 millions de tonnes pour la Chine.
Faire payer par les Français l'augmentation du CO2 par la Chine,
et les autres pays grands pollueurs, voilà une étrange politique
pour sortir de la crise et assurer le pouvoir d'achat de nos concitoyens.
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