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Retour sur le climat : réchauffement ou glaciation ?


Claude Allègre est vilipendé non parce qu'il nie le réchauffement climatique, mais parce qu'il estime que toute prévision dans ce domaine reste aléatoire.
Il est assez passionnant à cet égard de relire ce qu'écrivaient les plus grands scientifiques dans les années 1985 :
" La période interglaciaire qui a vu l'essor de la civilisation et la disparition des grands mammifères se termine et il n'y a guère de doute que les glaces vont revenir. Une statistique met crûment en lumière le danger : les quatre précédents interglaciaires ont duré entre 8 et 12 000 ans et l'actuel, appelé Holocène, a déjà dépassé les 10 000 ans. André Berger, éminent théoricien de la mécanique céleste, a conclu que si la progression continue dans le même sens, la terre sera plongée dans une glaciation d'ici 3 000 à 7 000 ans. Mais les premières manifestations d'un refroidissement du climat pourraient apparaître beaucoup plus tôt ; le climatologue britannique, Hubert Lamb, estime qu'un refroidissement au cours des deux prochains siècles n'est pas du tout hors de question. "
Ces premières lignes d'une série d'articles approfondis de la grande encyclopédie Time-Life sur " La Planète Terre " sont appuyées par de longues analyses faisant appel aux meilleurs astronomes, aux glaciologues, aux océanographes, aux biologistes, aux physiciens, aux géologues, témoins d'une époque où le dialogue scientifique était possible alors qu'aujourd'hui le seul fait de contester les prévisions du GIEC - encore une fois les prévisions et non les constats - suffit pour vous déconsidérer.
Dans le principal article de cette encyclopédie consacré à la glaciation, la majorité des scientifiques opte pour le refroidissement probable mais tous ont le mérite d'indiquer que toutes les hypothèses sont possibles, que les prévisions dans ce domaine restent très aléatoires car une foule de facteurs influencent le climat et ce ne sont pas les modèles informatiques qui peuvent réduire l'incertitude.
Si nous reprenons les ouvrages de Claude Allègre, de J-P. Chalon, de Yves Lenoir, de Jules Charney, de Dennis Hartmann et de nombreux autres savants contemporains sur ce sujet, on notera simplement que tous décrivent la météorologie comme un système profondément chaotique expliqué par huit valeurs dont une est parfaitement mesurable
- le CO2 -

et dont les autres sont très aléatoires... alors qu'elles sont peut-être principales :
- L'eau d'abord, ce qu'on oublie le plus souvent. C'est, de loin, le plus important gaz à effet de serre, soit dans l'atmosphère à l'état de vapeur disséminée, soit dans les structures organisées que sont les nuages.
-
Le méthane.
- L'oxyde d'azote.
- L'ozone.
- Les nuages qui tantôt favorisent, tantôt contrarient l'effet de serre en réfléchissant les rayons lumineux.
- Les poussières et les aérosols d'origine naturelle, mais aussi d'origine agricole et industrielle.
- Les éruptions volcaniques.
- Enfin l'activité du soleil qui joue sans doute un rôle essentiel que nombre de météorologues négligent.
Prenons un seul exemple pour montrer la complexité des phénomènes : " C'est la température de l'océan qui détermine la quantité d'eau qui s'évapore et s'incorpore dans le cycle de l'eau. Mais c'est l'atmosphère qui, par ses vents et ses nuages, contribue à déterminer la température de surface de l'eau qui, à son tour, réchauffe ou refroidit l'atmosphère. Or l'océan se chauffe et se refroidit lentement. C'est lui qui absorbe ou rejette du CO2 en fonction des lois physiques et chimiques, mais aussi de l'activité photosynthétique de ses algues et de son plancton. Il joue donc un rôle essentiel dans le cycle du carbone. " (Claude Allègre, Ma vérité sur la planète, page 94).
C'est assez dire qu'inclure dans un modèle informatique, comme celui du GIEC, l'ensemble de ces variables, dont beaucoup ne sont pas mesurables, ressort du fantasme scientiste mais certainement pas de la science. 56