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Le formidable gaspillage local.
Les dépenses des quatre niveaux de collectivités locales ont
augmenté dans des proportions très différentes.
Les communes +, les intercommunalités ++, les conseils généraux
+++ et les régions ++++.
Il est assez surprenant d'entendre les
responsables des deux niveaux les plus importants se plaindre amèrement
des charges imposées par l'Etat alors que leurs dépenses semblent
totalement incontrôlées.
L'exemple de l'Île-de-France est frappant.
Tandis que les Franciliens s'écrasent dans des trains régionaux
hors d'âge, roulant sur des infrastructures archaïques, le conseil
régional donne l'exemple d'une gestion délirante : les dépenses
de fonctionnement qui atteignaient 67 euros par habitant en 1998
passent à 222 euros en 2009. Une multiplication par plus de
trois.
Ce conseil général subventionne à tout va toutes les associations
susceptibles de lui apporter quelques voix aux prochaines élections.
Le montant total des dons aux associations représentait : en
1998 27 millions d'euros en 2009 253 millions d'euros.
Parmi ces subventions, citons-en quelques-unes très petites et quelques
autres très grosses :
- 7 500 euros accordés à un
thésard, sans doute ami d'un conseiller proche de la majorité du
conseil car son sujet n'a strictement aucun rapport avec la vie
des Franciliens : " La transformation des formes d'autorité chez
les inuïtes du Nunavik… " On croit rêver.
- 9 259 euros (la précision
de ce chiffre laisse perplexe) accordés à la CGT de Montreuil pour
son travail en faveur de la solidarité des pays en voie de développement.
- 300 000 euros pour les intermittents
du spectacle. On connaît le régime de chômage très favorable dont
ils jouissent. Les permanents du spectacle qui n'ont pas la chance
de réussir (environ 1 sur 2) n'ont évidemment droit à rien.
- 1 714 487 euros (admirons
là encore la précision du chiffre) pour la mutuelle des affaires
étrangères destinée à la protection sociale des employés du Quai
d'Orsay.
Faisons un calcul simple. Sachant que le Quai d'Orsay représente
moins de 1 % du budget de l'Etat, si le conseil général subventionnait
toutes les mutuelles ministérielles au même niveau, il y consacrerait
la bagatelle de 200 millions d'euros. Nous adressons cette information
à la Fédération de la Mutuelle Française pour qu'elle sache désormais
tirer la sonnette au bon endroit.50
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