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Comment sortir la France de l'ornière
?
A l'occasion de la sortie de l'ouvrage de Christian Saint-Etienne
" La France est-elle en faillite ",
Contribuables Associés a organisé un débat avec l'auteur et Jacques
Marseille sur ce thème.
Ce débat a été repris dans " Le cri du contribuable " N° 47, 19
avril 2008. Il est d'une grande qualité.
Nous avons jugé utile d'en citer quelques extraits :
" Si le déficit public devenait à nouveau supérieur à 3 %, les
marchés financiers pourraient exiger une prime de risque sur la
dette. Or une prime de 1 % sur une dette qui fait 60 points de PIB
cela fait 12 milliards d'euros. C'est arrivé dans le passé à l'Espagne
et à l'Italie...
Sur une population de 62 millions de personnes, 25,5 millions travaillent.
Notre taux d'emploi est de 63 % des 15 à 64 ans, contre 73 % en
Allemagne et dans les pays scandinaves.
Il nous manque 3 millions d'emplois productifs par rapport aux normes
internationales...
Exemple de lâcheté de nos élites : les
droits d'inscription à l'université.
Je propose de les faire passer de 180 à 1 800 euros.
Nous sommes le seul pays dont les élites disent qu'il est impossible
de dépasser 200 euros sous peine de déclencher la révolution.
L'excellent rapport Wauquiez montre que le système des bourses
est absurde et injuste. On distribue 6 milliards d'euros. Le
plus gros poste est l'aide au logement. Tous les étudiants en bénéficient,
même les étudiants de milieux aisés. 6 milliards divisés par 2 millions
d'étudiants, cela fait 3 000 euros que
l'on distribue à l'aveugle pour créer une université de misère à
côté de formations d'élite. Tout
cela aboutit à un enseignement d'ancien régime. Vous
avez l'école de la noblesse - les grandes écoles et les classes
préparatoires - l'école du clergé - Dauphine et les universités
dérogatoires et celles du tiers Etat, l'université de masse.
Même Bourdieu n'aurait pas imaginé un tel système de reproduction
des élites...
Il manque à la France 15 000 entreprises de 200 personnes. La
puissance allemande, ce n'est pas Siemens,
c'est 3 000 grosses PME. En France, pour le nombre des entreprises
de 1 à 50 salariés, nous sommes aux normes internationales mais
le nombre de celles qui passent le seuil des 70 employés est
inférieur de moitié à celui de l'Allemagne... Avec les retraites,
on a donné des subventions aux entreprises pour licencier les gens.
Par ailleurs certains utilisent les congés maladie pour atteindre
sans travailler l'âge de la retraite.
Une grande partie des dépenses de santé sert à anticiper la retraite
des travailleurs âgés. C'est une aberration. " 45
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