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Un Président hyper actif... et alors ?


Nicolas Sarkozy avait fait l'objet dans les huit mois les plus actifs de la campagne de nombreux articles critiquant son hyperactivité, sa tension permanente voire sa nervosité et son stress.
Depuis son arrivée au pouvoir, pas une remarque, pas un reproche de cet ordre.
Notre nouveau Président apparaît toujours souriant, calme, détendu, visiblement " heureux du job " mais... toujours aussi actif. Faut-il le lui reprocher ? Et d'ailleurs pourquoi ?

Les journalistes à la recherche constante de ce qui ne va pas, soulignent tous les risques de cette hyperactivité :
- le premier ministre n'est plus qu'un simple directeur de cabinet !
- les ministres, soucieux avant tout de coller au président, l'appellent pour arbitrer les choix difficiles ;
- les initiatives des uns et des autres sont paralysées par l'activisme présidentiel ;
- vouloir toujours aller vite, c'est s'interdire d'écouter les remarques et les critiques ;
- les partenaires sociaux sont certes consultés, mais le président ne leur laisse pas le temps d'élaborer de réelles contre propositions ;
- le Parlement devrait être un contrepoids efficace mais une réforme lui redonnant un rôle important ne viendra pas avant un an et demi ou deux. En attendant, nous sommes dans un régime présidentiel sans contrepouvoirs.

Certes, nous avons un Président très actif.
Nous avons la chance d'avoir un Président qui, comme de Gaulle en 1958, Napoléon III en 1852, Napoléon Bonaparte en 1800 a la capacité, l'énergie et la vitalité nécessaire pour aller vite sur des problèmes dont chacun connaît l'urgence. Pourquoi ne pas s'en féliciter ?
C'est Jack Lang qui, une fois n'est pas coutume, rejoint notre point de vue dans Le Monde du 3 juillet :
" On va dire que c'est de l'hyperprésidentialisme. Oui, et alors ? "

Par ailleurs, toutes ces critiques sur la trop grande rapidité voulue par Nicolas Sarkozy seraient justifiées si les questions débattues n'étaient pas sur la table depuis vingt ans.

Il ne nous paraît guère utile de rediscuter une fois de plus de l'intérêt de réformer l'université, de réduire le nombre des fonctionnaires, de diminuer les impôts et les charges sociales, de réformer les régimes spéciaux de retraite, d'instaurer un service obligatoire en cas de grève, de réformer l'école et la carte scolaire...


Enfin, les grandes conventions de l'UMP organisées d'avril à octobre 2006 avaient donné lieu à des projets déjà " ficelés ", dont plusieurs étaient quasiment rédigés sous forme de projets de loi.
La force de la campagne électorale de N. Sarkozy était d'ailleurs là. C'est pourquoi l'application est si rapide.

Et puis ne gâchons pas notre plaisir en remémorant cette conférence de presse de Nicolas Sarkozy sur TF1, suivie par 14 millions de téléspectateurs, et reposant d'un seul coup de façon parfaitement claire toutes les questions que l'on pouvait se poser après la " semi-défaite - semi-victoire " du second tour des législatives : un ministère complété de façon étonnante et brillante, une politique redéfinie avec une grande clarté, un programme de travail relancé: 65 % de satisfaits dans toutes les enquêtes effectuées depuis. 37