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Prolégomènes
à la présidentielle
Les tribus gauloises peinent toujours à se rassembler derrière un
chef. Dans une certaine mesure, elles ont raison.
Rien n'est plus détestable que le culte du chef et l'alignement
sans condition derrière une personnalité quelle que soit la qualité
de celle-ci.
Toutefois, dans une certaine mesure toujours, elles ont tort. Car
il est impossible de faire gagner ses idées si elles ne sont pas
appuyées par une structure minimale qui permette de les porter au
niveau de la grande masse de la population.
C'est pourquoi, dans toutes les démocraties,
il existe deux ou trois grands partis, rarement quatre, les tendances
diverses de groupes plus petits cherchant à se réunir dans un de
ces grands partis pour faire entendre sa voix.
Nous allons maintenant entrer en France dans la période
de la chasse aux signatures des maires ruraux pour permettre à nos
petits chefs de petites tribus de se présenter à la présidentielle.
Il est à la fois amusant et un peu triste de voir cet étrange
éparpillement des candidats : au moins neuf à Droite et huit à Gauche
:
Jean-Marie Le Pen - Philippe Devilliers - Nicolas Sarkozy - François
Bayrou - Nicolas Dupont-Aignan - Christine Boutin Corinne Lepage
- -Un alternative libérale - Un Chasse, pêche et nature
Cette liste n'est hélas peut-être pas exhaustive puisque l'on évoque
encore telle ou telle personnalité gouvernementale...
Arlette Laguiller - Oliver Besancelot - José Bové - Marie-Georges
Buffet - Ségolène Royal - Sans doute l'un des quatre autres candidats
du PS - Dominique Voynet - Jean-Pierre Chevènement...
Tâchons d'oublier quelque temps ce foisonnement
pour travailler sur la seule chose qui compte : le fond des problèmes.
L'élection présidentielle est vraiment l'occasion
de se poser quelques questions fondamentales et surtout de les poser
aux candidats.
Les hommes politiques ne doivent pas être
nos guides mais nos représentants. Ce
sont les serviteurs de la société civile.
A nous de faire passer par un travail sérieux, approfondi
et réaliste les priorités que nous souhaitons voir traiter au lendemain
de la présidentielle :
- le chômage de masse qui doit être réduit,
- l'Education nationale et l'université qui doivent être réformées,
- la politique de santé qui doit être financée,
- la réduction de la dépense publique, condition du développement
de la dépense privée,
- la politique de l'habitat au service des plus pauvres,
- les aides publiques consacrées à la remise au travail du plus
grand nombre
- la sauvegarde de nos retraites. 28
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