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L'impossible réforme de l'O.N.U. va peut-être permettre de devenir réaliste?

" Le machin ", comme le baptisait le Général de Gaulle, qui fait toujours un très grand bruit dans les médias, permet à quelques centaines d'O.N.G. d'une représentativité fort douteuse, de s'afficher comme de véritables ambassades internationales et finance quelques actions fort utiles et d'autres fort contestables.
L'affaire pétrole contre nourriture, à laquelle semblent mêler une dizaine d'hommes d'affaires français et le fils de Kofi Annan, en est une bonne illustration.
Comme le sacre du Havre " ville du patrimoine mondial " que méritaient peut-être une bonne dizaine d'autres villes européennes exceptionnelles.
Mais " le machin " coûte cher : 2 000 millions de dollars pour 2005.
Dont trois pays couvrent la moitié des dépenses : les Etats-Unis 22 %, le Japon 19,5 %, l'Allemagne 8,6 %. Sept autres gros contributeurs couvrent encore les 26 % suivants : le Royaume-Uni, la France, l'Italie, le Canada, l'Espagne, le Chine et la Corée du Sud.

Après avoir tenté depuis plus de vingt ans de réformer cette énorme structure, passée en 50 ans de 60 à 195 membres, les Etats-Unis ont nommé un ambassadeur intransigeant, John Bolton, qui a fixé six priorités avant toute réforme et surtout avant l'acceptation de nouvelles conventions internationales qui exigent leurs signatures :
- une réforme de la gestion de l'O.N.U. pour mieux contrôler ses ressources et ses dépenses

- un mécanisme de protection des droits de l'homme avec une commission constituée par des membres élus en fonction de leur respect de la démocratie et du droit dans leur pays (environ la moitié des membres de l'O.N.U. ne respectent pas la liberté de la presse)

- création d'une commission de consolidation de la paix afin que les dépenses militaires engagées par l'O.N.U. dans divers pays, pour éviter les guerres civiles, ne soient pas suivies d'un désengagement sans suite

- remplacement d'une formule creuse comme le 0,7 % du P.I.B. consacré par les pays riches au développement, par une formule du type : " l'aide publique aux Etats doit être conditionnée par une garantie de bonne gouvernance, une politique économique saine et l'état de droit "

- création d'un fonds pour la démocratie destiné à promouvoir la société civile, à financer des élections démocratiques et le développement de la démocratie locale adoption d'une convention internationale de lutte contre le terrorisme.

Peut-on raisonnablement s'opposer à ces six priorités ?