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Une
nouvelle politique du logement pour faire de la France un pays de
propriétaires.
Le marché du logement se porte bien en raison de quatre facteurs
:
les taux d'intérêts très bas,
l'avantage fiscal dit " de Robien ",
les crédits importants accordés à la rénovation urbaine et au secteur
locatif H.L.M.,
enfin, au retard accumulé depuis quinze ans.
Il serait extrêmement dangereux de se satisfaire de cet état de
fait dont chacun voit bien qu'il repose sur une dépense publique
importante et des taux d'intérêts historiquement bas.
De plus, la politique actuelle ne développe pas la propriété
pour trois raisons :
l'importance des crédits consacrés au locatif H.L.M.,
l'importance de l'avantage de Robien qui correspond à des investisseurs
à revenus élevés déjà propriétaires
la hausse des coûts du foncier qui découle d'une très mauvaise politique
d'urbanisme.
Le principal intérêt de la loi S.R.U. - favoriser la mixité sociale
en développant dans chaque agglomération un parc d'au moins 20 %
de logements sociaux - se heurte au problème foncier : on
ne trouve pas de terrains susceptibles de construire aux prix plafonds.
Un accusé : la législation de l'urbanisme, une législation
essentiellement conçue pour protéger, pour limiter, pour empêcher
plutôt que pour construire.
La complexité du code de l'urbanisme
et de la construction, l'accumulation des
textes que nous avons dénoncée dans plusieurs articles
précédents montrent qu'il faut maintenant changer entièrement
d'orientation.
Dans le domaine du foncier, comme dans celui de tous les biens de
consommation ou d'équipement, seule la concurrence fait baisser
les prix.
Or cette concurrence est aujourd'hui brimée, quasiment effacée
par tant d'interventions publiques qu'elle est devenue pratiquement
inexistante.
Comme, malgré tout, le droit de propriété est maintenu et comme
l'Europe le protège et le conforte dans les limites d'interventions
" normales " de la puissance publique, nous
sommes dans une situation où tout milite en faveur de la hausse
du prix des terrains, tout en mécontentant tout le monde
: les propriétaires, les promoteurs, les élus et l'acheteur final
de la maison ou de l'appartement.
Au moment où chacun ressent l'importance de développer une société
de propriétaires, au moment où M. Sarkozy définit la politique sociale
de l'U.M.P. comme une politique d'accession à la propriété des classes
sociales les plus modestes, l'urgence c'est la réforme de l'urbanisme,
ce qui suppose un travail dans trois directions :
1 - Une rénovation radicale de l'urbanisme
administratif et des P.L.U. qui doivent devenir des programmes
de construction avant d'être des programmes de protection. Les deux
peuvent parfaitement être liés mais la priorité doit être donnée
à la construction. Il faut surtout faire du P.L.U. un programme
d'orientation générale et de programmation et non plus un cadre
rigide, inamovible sur cinq ans ou plus inadapté à la vie qui
n'est que changement, mouvement. Les Anglais et d'autres pays pratiquent
intelligemment cet urbanisme souple d'orientation.
2 - L'approfondissement
du concept de lotissements pour en faire un véritable instrument
d'urbanisme complexe
ouvert sur la création de programme associant habitat individuel,
habitat collectif et équipements.
New York est un lotissement qui a bien évolué.
3 - Le retour à la ZAC privée et au développement
d'un urbanisme du contrat et du Partenariat Public Privé.
Cela est parfaitement compatible avec les directives de Bruxelles
sur les conventions d'emménagement.
Ces trois points font actuellement l'objet d'un travail en profondeur
de notre groupe d'étude " Accession à la propriété "
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