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Création
d'emplois, création d'entreprises et profits.
Autour des résultats des 40 premiers groupes français, c'est-à-dire
des entreprises du CAC 40, s'est développé tout un ensemble de discours
assez typiques de trois maux français bien connus : la médiocrité
de la presse, la méconnaissance générale des questions économiques,
l'absence de pédagogie gouvernementale.
Si l'on veut que les revenus des Française
progressent, il faut savoir d'où vient l'emploi.
C'est sa progression qui poussera les salaires à la hausse et augmentera
les revenus de l'ensemble des ménages.
Avec 2,5 % de croissance en 2004 les création d'emplois salariés
ont été très faibles : 39 000 postes.
Cette croissance, bien faible, vient après une année 2003 où 81
000 postes de travail avaient été perdus.
Sur la moyenne des deux années, le solde est donc négatif : moins
42 000.
Qui crée des emplois ? Uniquement les nouvelles entreprises,
c'est-à-dire les très petites, toutes celles qui à leur création
emploient rarement plus de deux personnes et un an après plus de
cinq.
Les entreprises du CAC 40 progressent et font de très gros bénéfices
grâce à leur activité internationale et, assez curieusement, grâce
à leurs établissements et filiales américaines d'une part, asiatiques
de l'autre.
Ces deux groupes de pays sont ceux où les taux de profit des multinationales
sont les plus élevés.
Les 40 entreprises du CAC et les autres entreprises un peu importantes
(plus de 500 salariés) détruisent avec régularité des emplois en
France.
Les créations d'emplois ne viennent depuis
dix ans que des créations ou des petites entreprises.
Celles-ci développent leur activité sur des niches de produits particuliers,
des inventions entre autres dans le secteur des nouvelles technologies
de communication et dans les services à la personne.
En 2004 les entreprises nouvelles (199 000) et très récemment
créées (en 2003 et 2004) ont créé 429 000 emplois.
Ce sont évidemment elles qui, de plus en plus, permettent à l'économie
de tourner et à la consommation d'augmenter.
Alors pourquoi cette excitation de la presse, des syndicats,
du gouvernement autour de l'idée que les profits ont augmenté de
façon très forte et que les salaires doivent suivre dans la même
proportion ? Par ignorance.
Allez dire à celui qui vient de créer son entreprise il y a
dix ou quinze mois ou à celui qui a réussi à se maintenir et à se
développer dans les 4 ou 5 dernières années qu'il doit, comme les
sociétés du CAC 40, augmenter ses salaires !
Il est heureux, et ses salariés avec lui, d'avoir tenu le coup malgré
une concurrence toujours plus forte et une pression de l'Etat et
des charges sociales dont on sait qu'elle n'a pas diminué.
Une fois de plus, le gouvernement se trompe
totalement de stratégie. Il s'apprête à augmenter les fonctionnaires,
ce qui ne fera qu'augmenter la dépense publique et décourager les
petites entreprises qui ont créé ces 429 000 emplois.
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