LABORATOIRE D'IDÉES
"think tank" à la française
Héritage&Progrès
22, rue de Texel
Tél: 01 43 20 92 91
01 43 35 14 09
Fax: 01 43 21 95 53
info@heritage-progres.com

Accueil
Qui sommes nous?
Réunions
Questions:
. politiques
. économiques
. sociétales
Etudes
Livres et revues
Faits et Chiffres
Réjouissons nous
Sites partenaires
Nous contacter
Adhérer

 

Le référendum sur la constitution européenne.

Il est singulier de constater, en écoutant les arguments échangés et en lisant les articles de presse, combien le débat sur l'adoption ou le refus de la constitution européenne paraît impossible.
Nous avons pourtant là un texte clair, rédigé ou contrôlé par un homme qui écrit avec précision, Valéry Giscard-d'Estaing, qui peut donc donner lieu à une analyse page par page et à des arguments pour et contre précis.
Or, de cela, dans le débat politique, il ne peut être question. Si l'on se dit opposé à sept, huit, dix propositions de ce texte et que l'on dit être de ce fait incliné à voter contre, on vous répond :
" Vous êtes contre l'Europe. "
A l'inverse, si l'on ne conteste qu'un très petit nombre d'articles et que l'on se dit disposé à voter ce texte, on vous affirme :
" Vous êtes pour l'Europe. "
Et surtout, dans les deux cas, le politiquement correct vous affirme que la question ne se pose pas et qu'il est absurde d'en débattre. Voter contre la constitution c'est, si le non l'emporte, se mettre au banc de la communauté et quitter l'Europe pour entrer dans l'enfer de la solitude.
Voter pour, au contraire, c'est poursuivre l'action des pères fondateurs depuis cinquante ans et se donner en même temps une discipline économique, sociale, communautaire et internationale dont nous sommes absolument incapable, seul.
En fait, tout débat paraît impossible alors que rien n'est plus important, au contraire, que de débattre absolument au fond des avantages et des inconvénients de ce texte refondateur.
Nous ne le ferons pas ici faute de temps et parce que c'est à tous nos lecteurs de prendre position sur un sujet aussi fondamental.

C'est pourquoi nous lançons ici un appel à discussions et à propositions à tous nos lecteurs. Non pas pour obtenir des oui ou des non " généralistes ", par définition trop globalisateurs, mais des opinions précises sur les points qui vous semblent particulièrement favorables ou défavorables avant de mettre dans l'urne un oui ou un non à ce projet.

Ces points sont fort nombreux : les valeurs fondamentales de l'Europe sont-elles définies aussi clairement que les valeurs fondamentales, par exemple, de quelques grandes constitutions étrangères ? Les limites géographiques de l'Europe sont-elles clairement définies et surtout, à quelles conditions peuvent-elles être élargies ? Ou, au contraire, réduites ? Comment est défini et défendu le principe de subsidiarité et avec quel contrôle constitutionnel ? Dans quels domaines est-il souhaitable de conserver des décisions à l'unanimité ou a telle ou telle majorité qualifiée dans dix ou 50 ou 100 ans... ? Comment contrôler la dépense publique aujourd'hui et demain ?


Réflexion sur le travail parlementaire.

Le travail parlementaire fait souvent l'objet de critiques sévères qui tournent autour de trois idées forces :
1 - La loi embrasse en France trop de domaines. Elle veut par ailleurs être trop complète donc trop précise. Souhaitant rentrer dans tous les détails, elle en oublie d'ailleurs souvent l'essentiel.

2 - La loi est votée par une majorité politique totalement soumise au Président de la République et à son Premier Ministre sans aucun contre-pouvoir. Notre Parlement comme l'indiquait récemment un politologue étranger n'est guère différent de celui d'une République bananière ou d'une démocratie dirigée par un " leader maximo ".

3 - L'absence de codification permanente et le refus d'élaguer les textes anciens conduisent à des codes parfois incompréhensibles. Tandis que l'élite française raillait le Président Reagan qui avait imposé de diviser par deux les codes législatifs américains, notre Conseil d' Etat n'hésite pas à publier un ouvrage indiquant que la lourdeur et l'enchevêtrement de nos codes de l'urbanisme, de l'habitat, de la construction et des collectivités locales rendaient quasi-impossible tout jugement dans ce domaine.

Le projet de loi de programmation pour la cohésion sociale dit " Loi Borloo " en est un bon exemple.

La Loi Borloo :
Exemple frappant d'un mauvais travail parlementaire.....

De trente-cinq à quarante heures : enfin une vraie réforme : bravo !
....Certes ces trois mesures ont été énoncées au cours d'une conférence de presse et les textes d'application seront évidement fondamentaux : le diable est toujours dans les détails....
La croissance économique aux U.S.A. : Tout est normal
Un de nos correspondants et ami Jean-Pierre Chevalier nous a adressé un texte sur les dernières évolutions de la politique économique américaine....