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Aucune
stratégie nouvelle n'est affichée pour les trois années de " tranquillité
électorale " qui nous restent avant la présidentielle.
Le sentiment de " vacuité " politique nous semble aujourd'hui
grave.
Les salariés sentent, tout simplement
parce qu'ils ont du bon sens, que les délocalisations ne sont pas
prêtes de s'arrêter en raison tout à la fois des trente-cinq heures,
d'un code du travail d'une complexité invraisemblable, de la concurrence
des pays asiatiques.
Les chefs d'entreprise ont le
sentiment d'un décalage complet entre le monde de la politique et
le monde du réel. Dans un bilan des journées du MEDEF publié par
les Echos du 1er septembre, monsieur Seillière indique :
Le temps est une valeur en hausse. L'exigence de qualité, de
fiabilité, de performance est une aspiration que l'ensemble de la
société partage aujourd'hui largement. Il faut agir, répondre,
décider dans les temps.
Le temps de l'économie s'est accéléré avec la technologie et
l'intensification de la concurrence.
Le temps politique semble rester néanmoins insensible à cette effervescence.
L'histoire récente des erreurs de pilotage et des errements politiques
pourrait se résumer en deux mots : trop tard.
Pourtant la concordance des temps entre économie et politique
est absolument essentielle.
Elle passe par la clarté et la fiabilité de la décision publique,
la confiance dans la stabilité de la loi et en matière judiciaire
dans un délai de jugement raisonnable.
Ce que les Français attendent, c'est un grand dessein, une vision,
un souffle.
Où est ce grand dessein pour l'école, pour l'industrie, pour le
travail, pour la recherche, pour le progrès social ?
Il n'est jamais trop tard mais ces deux mots simples du président
du MEDEF : trop tard devraient hanter tous les responsables de notre
pays.
La conjoncture est actuellement dominée par la montée en puissance
de Nicolas Sarkozy. Sera-t-il capable de redonner cette vision et
ce souffle au parti politique majoritaire ?
On connaît son efficacité, on ne connaît pas ou peu ses idées.
En attendant, conservons l'espoir. 8
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