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Après Copenhague, il va être enfin possible de travailler rationnellement
sur l'écologie.
A Copenhague, l'agitation d'un petit nombre d'hommes politiques…
mais aussi de la plupart des ONG souhaitant prouver leur efficacité
par leur effervescence, se sont traduits par un affolement médiatique
sans précédent.
Trois semaines après la clôture de la conférence de Copenhague,
la glace et la neige ont congelé les esprits déjà refroidis par
le passage éclair d'Obama (5 heures de présence effective) et par
la durée encore plus réduite de la présence d'un vice-ministre chinois.
La campagne de déneigement accompagne avec bonheur la campagne de
déniaisement des esprits et l'on va s'occuper maintenant, espérons-le
avec rigueur, de la véritable écologie :
- Tous les esprits éclairés aspirent à la réduction des émissions
de CO2. Sur ce sujet, les meilleurs experts savent qu'il n'existe
que deux moyens : taxer les émissions à un taux unique et élevé
et/ou alimenter un marché annuel des droits d'émission (cf. l'article
de Marcel Boiteux dans Les Echos du 16/12/09).
Cette décision permettrait de supprimer 10 ou 15 subventions ou
niches fiscales qui entretiennent quelques milliers de fonctionnaires.
Mais elle n'est possible qu'avec l'accord des quinze pays les plus
puissants et les plus importants de la planète. C'est deux à trois
ans de travail à l'abri des médias. Mais rien ne presse et c'est
cela qu'il faut faire.
- Les transports automobiles - un des plus forts émetteurs de
CO2 - doivent faire l'objet d'un travail de recherche fondamentale
et de recherche/ développement dix fois plus importants que ceux
réalisé actuellement.
Il faut le faire sans précipitation et sans décisions absurdes du
style commande immédiate par l'Etat et les collectivités locales
de plusieurs centaines de véhicules tout électrique ou tout gaz
alors que les techniques ne sont absolument pas testées sur le moyen
terme et sont en pleine évolution.
Il faut enfin consacrer les fonds nécessaires
à la recherche de nouvelles motorisations, d'une part
l'hybride qui paraît une meilleure solution que le tout électrique,
d'autre part l'hydrogène, technique qui paraît aujourd'hui impossible
mais dont on entrevoit d'autres possibilités.
- L'immobilier. Les réserves d'économie d'énergie sont ici
considérables. Plus importantes dans l'ancien que dans le neuf.
Pour l'ancien tout est un problème d'ajustement du coût du crédit
au coût des économies. Les améliorations
ne sont possibles au niveau des masses que si elles rapportent.
Cessons de faire de l'angélisme.
Et, pour la construction neuve, soyons réalistes : les clients sont
prêts à toutes les économies d'énergie si les différences de coûts
restent de l'ordre de 5 %.
- En 2070 et plus tard c'est le charbon qui aura pris le relais
du pétrole et même en partie du gaz.
La quasi-totalité de nos centrales thermiques fonctionneront au
charbon.
C'est sur la captation du CO2, à la sortie
de ces centrales, qu'il faut travailler comme l'avait
fort bien dit Claude Allègre depuis plusieurs années.
- Quant au pétrole, les prévisions de recherches prouvées étaient
de 37 ans en 1975, elles sont de 43 ans aujourd'hui !!!
Cette erreur d'appréciation est bien normale. Les réserves sont
naturellement complètement différentes si le prix moyen est à 35,
70 ou 120 dollars. C'est une des raisons pour lesquelles l'hybride
a encore un large champ d'application devant lui.
- Les énergies renouvelables ont un bel avenir.
Cessons de gâcher cet avenir par des décisions trop rapides, des
subventions financières excessives, des choix techniques inadaptés.
Il sera intéressant à cet égard de suivre
la stratégie adoptée par les Chinois. On les critique beaucoup mais
ce sont eux qui vont le plus vite dans l'application de ces nouvelles
énergies. 62
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