LABORATOIRE D'IDÉES
"think tank" à la française
Héritage&Progrès
22, rue de Texel
Tél: 01 43 20 92 91
01 43 35 14 09
Fax: 01 43 21 95 53
info@heritage-progres.com

Accueil
Qui sommes nous?
Réunions
Questions:
. politiques
. économiques
. sociétales
Etudes
Livres et revues
Faits et Chiffres
Réjouissons nous
Sites partenaires
Nous contacter
Adhérer

 



Après Copenhague, il va être enfin possible de travailler rationnellement sur l'écologie.

A Copenhague, l'agitation d'un petit nombre d'hommes politiques… mais aussi de la plupart des ONG souhaitant prouver leur efficacité par leur effervescence, se sont traduits par un affolement médiatique sans précédent.
Trois semaines après la clôture de la conférence de Copenhague, la glace et la neige ont congelé les esprits déjà refroidis par le passage éclair d'Obama (5 heures de présence effective) et par la durée encore plus réduite de la présence d'un vice-ministre chinois.
La campagne de déneigement accompagne avec bonheur la campagne de déniaisement des esprits et l'on va s'occuper maintenant, espérons-le avec rigueur, de la véritable écologie :
- Tous les esprits éclairés aspirent à la réduction des émissions de CO2. Sur ce sujet, les meilleurs experts savent qu'il n'existe que deux moyens : taxer les émissions à un taux unique et élevé et/ou alimenter un marché annuel des droits d'émission (cf. l'article de Marcel Boiteux dans Les Echos du 16/12/09).
Cette décision permettrait de supprimer 10 ou 15 subventions ou niches fiscales qui entretiennent quelques milliers de fonctionnaires. Mais elle n'est possible qu'avec l'accord des quinze pays les plus puissants et les plus importants de la planète. C'est deux à trois ans de travail à l'abri des médias. Mais rien ne presse et c'est cela qu'il faut faire.

- Les transports automobiles - un des plus forts émetteurs de CO2 - doivent faire l'objet d'un travail de recherche fondamentale et de recherche/ développement dix fois plus importants que ceux réalisé actuellement.
Il faut le faire sans précipitation et sans décisions absurdes du style commande immédiate par l'Etat et les collectivités locales de plusieurs centaines de véhicules tout électrique ou tout gaz alors que les techniques ne sont absolument pas testées sur le moyen terme et sont en pleine évolution.
Il faut enfin consacrer les fonds nécessaires à la recherche de nouvelles motorisations, d'une part l'hybride qui paraît une meilleure solution que le tout électrique, d'autre part l'hydrogène, technique qui paraît aujourd'hui impossible mais dont on entrevoit d'autres possibilités.

- L'immobilier. Les réserves d'économie d'énergie sont ici considérables. Plus importantes dans l'ancien que dans le neuf. Pour l'ancien tout est un problème d'ajustement du coût du crédit au coût des économies. Les améliorations ne sont possibles au niveau des masses que si elles rapportent. Cessons de faire de l'angélisme.
Et, pour la construction neuve, soyons réalistes : les clients sont prêts à toutes les économies d'énergie si les différences de coûts restent de l'ordre de 5 %.

- En 2070 et plus tard c'est le charbon qui aura pris le relais du pétrole et même en partie du gaz.
La quasi-totalité de nos centrales thermiques fonctionneront au charbon.
C'est sur la captation du CO2, à la sortie de ces centrales, qu'il faut travailler comme l'avait fort bien dit Claude Allègre depuis plusieurs années.

- Quant au pétrole, les prévisions de recherches prouvées étaient de 37 ans en 1975, elles sont de 43 ans aujourd'hui !!!
Cette erreur d'appréciation est bien normale. Les réserves sont naturellement complètement différentes si le prix moyen est à 35, 70 ou 120 dollars. C'est une des raisons pour lesquelles l'hybride a encore un large champ d'application devant lui.

- Les énergies renouvelables ont un bel avenir.
Cessons de gâcher cet avenir par des décisions trop rapides, des subventions financières excessives, des choix techniques inadaptés. Il sera intéressant à cet égard de suivre la stratégie adoptée par les Chinois. On les critique beaucoup mais ce sont eux qui vont le plus vite dans l'application de ces nouvelles énergies. 62