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Immobilier : les prix vont-ils
baisser en 2009 et en 2010 ?
Sachant qu'Héritage&Progrès a beaucoup travaillé sur la politique
du logement dans les dernières années, un grand nombre de nos lecteurs
nous posent la question de façon pressante, soit qu'ils ont un bien
à vendre, soit qu'ils souhaitent acheter prochainement.
On se fait toujours beaucoup d'ennemis en répondant à cette question
mais il faut le faire sous peine de refuser la responsabilité au
prétexte d'une expertise insuffisante.
Dans le neuf, par rapport aux
prix proposés en2008, la baisse devrait être de 10 %, très variable
bien sûr selon les régions : faible à Paris, en très proche banlieue
et dans les Alpes-Maritimes, de 7 à 12 % partout ailleurs.
Cette baisse peut souvent être indirecte :
- prise en charge des frais de notaire,
- proposition d'une voiture neuve,
- remise des frais de commercialisation,
- gratuité de certaines adaptations dans le logement...
Dans l'ancien, la baisse sera
- ou est déjà - de 15 à 25 %.
Les prix de l'ancien ayant atteint en 2007 les prix du neuf, la
baisse devrait ici être beaucoup plus importante.
Les statistiques notariales et immobilières ne le manifestent pas,
du moins dans cette proportion, mais elles ne rendent pas compte
de la réalité.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que les ventes ont diminué dans des proportions
très importantes : 15 à 40 % selon les régions. Ceux qui sont pressés
de vendre doivent consentir une baisse de 20 à 25 %.
Ceux qui peuvent attendre... attendent... et laissent leurs biens
à un niveau élevé. Mais jusqu'à quand ?
Un logement vide s'abîme, paye la charge foncière et les charges
de copropriété.
Au bout de 12 à 18 mois, au plus tard 24 mois, le propriétaire se
lasse et vendra.
C'est souvent aujourd'hui qu'il faut être à l'affût des bonnes affaires
et se préparer à acheter. 55
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