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Du pétrole et du gaz… Au moins pour 150 ans à des prix admissibles.
Il est toujours irritant de voir dans la presse surgir à intervalle
régulier la menace de la fin des réserves pétrolières et gazières
en raison de l'arrivée du pic pétrolier.
Cette notion de " pic " pour une matière première fait aujourd'hui
partie des lieux communs.
A partir de cette date fatidique - reculée d'année en année après
le choc pétrolier de 1973 - la production mondiale n'en aurait plus
que pour 40 ans.
Si le pic intervient ainsi en 2010 la production s'éteindra en 2050.
Cette idée - comme beaucoup de lieux communs - est fausse pour
deux raisons :
1 - Les réserves de pétrole et donc sa
production sont totalement fonction du prix.
Le coût de production atteint, en dollars :
- 5 au Moyen-Orient
- 20 à 30 dans la Mer du Nord
- 40 à 60 dans l'Offshore
- 35 à 70 pour l'huile lourde (Venezuela/Canada)
- 40 à 100 dans l'Arctique
-55
à 110 dans les schistes bitumineux
- 40 à 115 pour transformer le gaz en carburant
On ne connaît pratiquement pas de coûts de production supérieurs
à 120 dollars aujourd'hui.
Or, le prix tout à fait admissible du pétrole, sur la base d'une
augmentation régulière de 3,5 % par an depuis les années 1960, serait
de l'ordre de 100 dollars en 2009.
2 - Entre le charbon, le pétrole et le gaz, existe une complète
interopérabilité.
Les réserves de gaz sont beaucoup plus importantes que les réserves
de pétrole.
L'Europe a eu très peur d'une trop grande dépendance du gaz russe
et de l'ex Asie soviétique.
Les majors pétroliers se sont donc lancés dans la production de
gaz naturel liquéfié qui arrive maintenant sur le marché à un rythme
accéléré.
La production mondiale était de l'ordre de 180 millions de tonnes
en 2007. Elle atteindra 260 en 2011. Une forte surproduction est
annoncée pour 2015.
Le pic pétrolier annoncé par les bonimenteurs pour 1980, et passé
depuis à 2020, va donc encore reculer à 2040. Espérons toutefois
que le prix du pétrole va très vite remonter à 80 dollars car le
maintien du prix actuel découragerait évidemment les nouveaux investissements
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