LABORATOIRE D'IDÉES
"think tank" à la française
Héritage&Progrès
22, rue de Texel
Tél: 01 43 20 92 91
01 43 35 14 09
Fax: 01 43 21 95 53
info@heritage-progres.com

Accueil
Qui sommes nous?
Réunions
Questions:
. politiques
. économiques
. sociétales
Etudes
Livres et revues
Faits et Chiffres
Réjouissons nous
Sites partenaires
Nous contacter
Adhérer

 



La crise : quelques informations qui provoquent étonnement… ou sidération.


Crédibilité du bilan de la Société Générale.
Le Gouvernement américain découvre avec stupéfaction qu'une grande partie des sommes versées à l'assureur AIG a été aussitôt reversée à d'autres banques étrangères et en particulier en France, à la Société Générale, onze ou douze milliards de dollars selon les sources.
Cela veut donc dire que lorsque la Société Générale a publié un bilan provisoire il y a quelques semaines, ou bien ce bilan était faux à 11 ou 12 milliards près, ou bien elle était si sûre de récupérer ses fonds qu'elle a considéré la dette d'AIG comme récupérable à 99 %.
À moins que M. Bouton soit à la fois l'ami intime du nouveau secrétaire d'État au Trésor et devin extralucide, la récupération de cette dette était tout sauf incertaine et, dans un langage comptable, aurait du être classée dans les créances " douteuses ".
Peut-on encore accorder quelques crédits aux certificateurs des comptes de nos banques ?
Les sociétés d'audit indiquent bien que leurs appréciations ne sont que des photos momentanées et sur la base des informations qu'on leur fournit. Mais lorsque l'on est à 12 milliards près, la certification a-t-elle encore un sens ?

Quatre des plus grandes banques britanniques nationalisées.

Après Northern Rock, Bradford et Bingley, Royal Band of Scotland, la Lloyds Banking Group est devenue la quatrième banque britannique dans laquelle le Trésor est devenu majoritaire avec 65 % des actions.

Faillite bancaire et nationalisation aux États-Unis.
Si la mise en faillite de Lehman Brother s'est avérée une erreur en raison de la masse financière qu'elle représentait, les États-Unis ne répugnent pas à laisser des banques petites et moyennes faire faillite.
Vingt-cinq banques avaient déposé leur bilan aux États-Unis début mars.
Par ailleurs, le mot de nationalisation n'est plus banni. AIG est désormais détenue par l'État à 80 % et les deux plus grandes banques américaines d'hier, Citygroup et Bank of America redoutent - et peut-être espèrent - leur nationalisation.
La destruction créatrice dont le célèbre économiste Schumpeter faisait le moteur du capitalisme, fonctionne bien dans la banque comme ailleurs.
Pourquoi la France est-elle si timide à envisager la prise de participation financière de l'État dans certaines banques, à titre provisoire bien sûr ?

Le plan original du secrétaire américain au Trésor pour purger les actifs toxiques des banques peut-il réussir? Wall Street semble y croire car l'annonce de M. Timothy Geithner a provoqué une nette reprise de la Bourse.
Ce plan est très ambitieux et significatif de l'état d'esprit américain. Il prévoit de purger 1 000 milliards d'actifs toxiques en misant sur la participation des banques privées des firmes de capital investissement, des fonds de pension, des assureurs, en bref de toute la sphère financière, l'État mettant dans le pool commun seulement 10 % des sommes nécessaires.
L'ensemble du secteur privé va-t-il accepter et jouer complètement le jeu ?
L'État dispose, c'est vrai, d'un gros bâton pour faire accepter ce plan car le monde financier a déjà bénéficié de beaucoup de carottes… ! 53