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En
France, la fin de la récréation est déjà sonnée.
La dette de l'État à court terme avait atteint un sommet à un
peu plus de 1 170 milliards d'euros en 2007.
Elle atteindra 1 350 fin 2009.
Elle représentera 80 % du PIB en 2011/2012.
Le paiement des seuls intérêts atteindra 55 milliards d'euros si
l'inflation n'a pas repris.
Avec un taux d'intérêt moyen passant de
4,5 à 6,5 %, la charge de la dette serait de 80 milliards d'euros,
l'équivalent du budget de l'Éducation Nationale, sans que l'on ait
commencé à rembourser le premier euro.
Et pendant ce temps, les capitaux continuent à fuir.
Les expatriations fiscales provoquées par l'ISF, 843 gros revenus
en 2006, ont encore atteint le chiffre de 719 en 2007. Les prévisions
2008 n'indiquent pas de réductions importantes.
Rappelons que les délocalisations de gros contribuables étaient
inférieures à 400 dans les années 2000/2003 et avaient fortement
augmenté en 2004 pour atteindre 568. On reste encore largement au-dessus
de ce chiffre. 53
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