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Fin de partie pour les déficits et la dette.
Lorsque la maison brûle il faut d'abord éteindre l'incendie, on
constatera ensuite que les pompiers ont fait largement autant de
dégâts que l'incendie lui-même.
La réalité d'aujourd'hui, c'est la nécessité absolue de sauver
les banques, ce qui coûtera au total, au niveau mondial, entre
2 et 3 mille milliards d'euros (impossible d'être plus précis).
Il faut aussi maintenir un minimum de pouvoir d'achat par
des politiques appelées, bien à tort, de " relance " qui sont en
réalité des politiques de " sauvegarde ".
Sauvetage des banques et sauvegarde de
la consommation conduisent les États à emprunter des sommes énormes
pour couvrir des déficits budgétaires d'autant plus importants que
les PIB et les rentrées fiscales chutent.
Les États-Unis prévoient en 2009 un déficit de 1 750
milliards de dollars.
Les déficits européens se situeront à un niveau sensiblement plus
bas, environ 1 000 milliards de dollars, à condition que les baisses
de production, et donc les recettes fiscales, ne modifient pas trop
les prévisions actuelles.
Or, celles-ci sont trop optimistes.
Nombre de pays affichent des prévisions de PIB à moins 1 ou 2 %,
alors que beaucoup se retrouveront entre moins 3 et moins 5.
Et ne parlons pas des pays à monnaies faibles qui ont emprunté en
euros ou en dollars.
Il existe un niveau où même les États deviennent insolvables. Ou,
ce qui revient au même, ne trouvent plus aucun pays pour acheter
leurs bons du trésor.
Les réserves monétaires de la Chine et des grands producteurs de
matières premières et exportateurs ne sont pas infinies.
Il est d'ores et déjà très clair que la sortie de crise fin 2010,
début 2011, sera très difficile. Taux d'intérêts élevés et inflation
seront nécessairement au rendez-vous. 53
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