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Le financement des dettes publiques, un problème d'une extrême gravité en 2009.


Les besoins d'emprunts du gouvernement américain et des gouvernements européens en 2008 seront considérables.
En pourcentage du produit intérieur brut (cf. chiffres de l'article précédent), les proportions sont énormes :

Grèce 20 %
Italie 12 %
Etats-Unis 11 %
Pays-Bas 11 %
Royaume-Uni 9 %
Allemagne 8 %
France 7 %
Espagne 6 %

Il faut bien entendu ajouter à ces chiffres qui représentent les dettes nouvelles, le remboursement des dettes anciennes et les intérêts pour le stock d'endettement.
A combien peut-on évaluer ces chiffres ?
3 000 milliards, c'est l'ordre de grandeur que nous avons indiqué dans l'article précédent.
Mais il s'agit d'un chiffre tout à fait provisoire.
Chaque semaine nous apporte son lot de nouvelles propositions pour relancer l'économie par des emprunts toujours plus importants et qui ne sont gagés sur rien, sauf sur l'espérance d'une reprise que chacun ne voit aujourd'hui que pour fin 2010.
De ce fait, l'écart du coût de financement entre les pays européens devient de plus en plus important, ce qui compromet naturellement l'existence même de l'euro.
Par rapport à l'Allemagne, le coût de financement de l'Etat espagnol est supérieur de 0,8 %, celui de l'Italie de 1 %, celui de l'Irlande de 2,2 %, celui de la Grèce de 2,6 %.
Pour l'instant, la France est encore peu détachée de l'Allemagne : environ 0,2 %.
Il est toutefois évident que si notre dette augmente de façon trop importante en 2009, il faudra en payer le coût.
C'est ce qu'Angela Merkel ne cesse de rappeler à Nicolas Sarkozy et aux autres dirigeants européens. 51