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Quelques exemples de considérables dépenses non productives.
Le scandale de l'Île Seguin ou les ravages du tout politique
français.
La fermeture des usines Renault était achevée en 1992.
En une année - 1993 - le nettoyage et la dépollution du site auraient
pu être réalisés. Mais rien n'empêchait de démarrer les études dès
cette année-là.
Lorsqu'un terrain est aussi beau, aussi bien placé, aussi digne
d'être valorisé que l'Île Seguin, il est inadmissible de perdre
du temps.
Fallait-il un, deux, trois ou quatre ans
pour monter un programme sérieux susceptible d'accueillir 150 à
200 000 m² d'immeubles d'habitations, de bureaux, d'équipements
culturels...
En Chine, il eut fallu sans doute moins d'un an, aux Etats-Unis,
deux ou trois ans mais certainement pas plus car on ne laisse pas
dormir longtemps un terrain vendu 40 millions d'euros et en valant
certainement cent.
Admettons que le contexte français oblige à quatre ans d'étude.
Cela nous mettait donc pour le démarrage des travaux à l'année 1997.
Nous sommes en 2008, onze ans plus tard, et pas un mètre carré
n'est sorti de terre.
Mais voici le plus beau.
Durant non pas quatre ans mais douze ans, deux mandats électoraux,
le maire de Boulogne, ancien ministre et disposant a priori des
relations nécessaires pour faire avancer un grand projet, avance
lentement mais sûrement - certes beaucoup trop lentement - et finalise
un projet de 175 000 m² comportant quelques pièces maîtresses intéressantes
:
- une grande scène de musique,
- les sièges sociaux du CNRS, de l'INSERM et de l'Institut national
du cancer,
- le campus de l'université américaine de Paris,
- une grande galerie animée de 1,300 kilomètres à vingt mètres au-dessus
de la Seine,
- un grand hôtel 4 étoiles,
-quelques très beaux immeubles réservés par les meilleurs promoteurs
de Paris sans compter
- quelques ensemble HLM de grande qualité.
Les architectes étaient tous retenus, les
travaux devaient démarrer cette année.
Eh bien voici que le nouveau maire, Christophe
Baguet, ancien collaborateur d'André Santini à Issy-les-Moulineaux,
décide que tout cela doit être non pas revu et corrigé mais totalement
abandonné au profit d'un nouveau projet qui ne fera que 100 000
m² et qui n'aura pratiquement aucun rapport avec le projet précédent.
Faisons un petit calcul. Ce terrain, quel que soit le prix
de faveur négocié politiquement, vaut au moins 100 millions d'euros.
Si Renault avait confié l'opération à une société d'aménagement
avec l'impératif d'aboutir - allons, soyons généreux - en 5 ans,
on aurait construit et vendu ces 175 000 m² pour quelques 800 millions
d'euros, ce qui aurait rapporté comme toute opération de promotion
immobilière bien conçue, un minimum de 10 à 15 % sur les fonds propres.
Cette somme placée depuis neuf ans pour le bonheur des finances
de la ville de Boulogne aurait permis une sérieuse baisse d'impôt.
M. Fourcade ne s'en souciait guère, haut fonctionnaire des finances,
ancien directeur des prix, ancien ministre aussi éloigné de toute
idée d'économie budgétaire que le Préfet de l'Île-de-France à quitter
l'hôtel du Duc de Noirmoutier servi par ses 16 domestiques.
Il est tout simplement scandaleux qu'un maire puisse gaspiller
pendant douze ans un trésor qui aurait pu permettre à Renault
d'investir cette somme ou aux habitants de Boulogne de voir leurs
impôts baisser d'autant.
Il est tout simplement scandaleux qu'un autre maire jette aux orties
ce qu'a fait le premier, en affichant d'ailleurs dès l'origine
qu'il perdra encore plus d'argent puisqu'il estime à cinq ans les
nouvelles études nécessaires et puisqu'il pose comme principe qu'il
construira 50 % de moins.
Il est tout simplement scandaleux que les Chambres régionales
des comptes jugent qu'elle n'ont rien à voir dans cette opération.
Il est tout simplement scandaleux que les actionnaires de la
Société Renault ne demandent pas des comptes à l'entreprise
pour n'avoir pas encore touché un sou d'un terrain abandonné depuis
16 ans.
Si les " class actions " existaient en France, il y a longtemps
que les contribuables de Boulogne et les actionnaires de Renault
auraient attaqué M. Jean-Pierre Fourcade, M. Pierre-Christophe Baguet
et M. Louis Schweitzer devant les tribunaux pour gabegies, abus
de biens sociaux et de biens publics.
Le coût de la SNCF.
La presse a largement fait état au mois
d'avril d'un bénéfice de la SNCF pour l'année 2007 évalué à 1 milliard
permettant pour la première fois de son histoire de verser
à l'Etat, son actionnaire unique, un dividende de 130 millions d'euros.
Le seul constat que l'on peut faire à propos de cette information
est celui de la nullité de nos journalistes
et singulièrement de nos journalistes économiques.
Il est assez stupéfiant que personne n'ait
comparé ce bénéfice d'1 milliard aux 13,2 milliards de subventions
versées par l'Etat à l'ensemble SNCF-RFF.
Indiquons par ailleurs à propos de RFF que cette société
avait vocation, à l'origine, à être un simple organisme comptable
doté d'un bureau d'étude et de contrôle qui ne devait pas dépasser
150 personnes.
Toute administration ayant vocation en France à générer un auto-développement
sans limite, cette brillante société dépasse aujourd'hui 800 personnes,
dispose de locaux superbes à côté de la grande bibliothèque et affiche
des salaires de dirigeants dignes du volume de ses pertes financières.
Les investissements dans les DOM-TOM.
Les " niches fiscales " des DOM-TOM, qui concernent le plus souvent
le tourisme, l'hôtellerie, la navigation de plaisance mais dont
on sait quelles n'ont guère développé l'économie de notre territoire,
représentent un peu moins d'un milliard d'euros. Une somme ! Quelle
en est l'utilité ?
Chacun sait que les DOM-TOM nous coûtent directement ou indirectement
une fortune bien supérieure à ces " niches fiscales ".
Le coût des étudiants étrangers en France.
La misère de nos universités n'attire guère en France les étudiants
les plus valables qui se dirigent d'abord systématiquement vers
les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.
De plus, l'inscription en licence étant quasiment gratuite - 350
euros sécu comprise - on comprend l'afflux des étudiants africains
qui y voient entre autre une formidable incitation à l'immigration
:
coût annuel environ 2 milliards 45
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