LABORATOIRE D'IDÉES
"think tank" à la française
Héritage&Progrès
22, rue de Texel
Tél: 01 43 20 92 91
01 43 35 14 09
Fax: 01 43 21 95 53
info@heritage-progres.com

Accueil
Qui sommes nous?
Réunions
Questions:
. politiques
. économiques
. sociétales
Etudes
Livres et revues
Faits et Chiffres
Réjouissons nous
Sites partenaires
Nous contacter
Adhérer

 



Quelques exemples de considérables dépenses non productives.


Le scandale de l'Île Seguin ou les ravages du tout politique français.
La fermeture des usines Renault était achevée en 1992.
En une année - 1993 - le nettoyage et la dépollution du site auraient pu être réalisés. Mais rien n'empêchait de démarrer les études dès cette année-là.
Lorsqu'un terrain est aussi beau, aussi bien placé, aussi digne d'être valorisé que l'Île Seguin, il est inadmissible de perdre du temps.
Fallait-il un, deux, trois ou quatre ans pour monter un programme sérieux susceptible d'accueillir 150 à 200 000 m² d'immeubles d'habitations, de bureaux, d'équipements culturels...
En Chine, il eut fallu sans doute moins d'un an, aux Etats-Unis, deux ou trois ans mais certainement pas plus car on ne laisse pas dormir longtemps un terrain vendu 40 millions d'euros et en valant certainement cent.
Admettons que le contexte français oblige à quatre ans d'étude. Cela nous mettait donc pour le démarrage des travaux à l'année 1997.
Nous sommes en 2008, onze ans plus tard, et pas un mètre carré n'est sorti de terre.
Mais voici le plus beau.
Durant non pas quatre ans mais douze ans, deux mandats électoraux, le maire de Boulogne, ancien ministre et disposant a priori des relations nécessaires pour faire avancer un grand projet, avance lentement mais sûrement - certes beaucoup trop lentement - et finalise un projet de 175 000 m² comportant quelques pièces maîtresses intéressantes :
- une grande scène de musique,
- les sièges sociaux du CNRS, de l'INSERM et de l'Institut national du cancer,
- le campus de l'université américaine de Paris,
- une grande galerie animée de 1,300 kilomètres à vingt mètres au-dessus de la Seine,
- un grand hôtel 4 étoiles,
-quelques très beaux immeubles réservés par les meilleurs promoteurs de Paris sans compter
- quelques ensemble HLM de grande qualité.
Les architectes étaient tous retenus, les travaux devaient démarrer cette année.
Eh bien voici que le nouveau maire, Christophe Baguet, ancien collaborateur d'André Santini à Issy-les-Moulineaux, décide que tout cela doit être non pas revu et corrigé mais totalement abandonné au profit d'un nouveau projet qui ne fera que 100 000 m² et qui n'aura pratiquement aucun rapport avec le projet précédent.
Faisons un petit calcul. Ce terrain, quel que soit le prix de faveur négocié politiquement, vaut au moins 100 millions d'euros. Si Renault avait confié l'opération à une société d'aménagement avec l'impératif d'aboutir - allons, soyons généreux - en 5 ans, on aurait construit et vendu ces 175 000 m² pour quelques 800 millions d'euros, ce qui aurait rapporté comme toute opération de promotion immobilière bien conçue, un minimum de 10 à 15 % sur les fonds propres.
Cette somme placée depuis neuf ans pour le bonheur des finances de la ville de Boulogne aurait permis une sérieuse baisse d'impôt.
M. Fourcade ne s'en souciait guère, haut fonctionnaire des finances, ancien directeur des prix, ancien ministre aussi éloigné de toute idée d'économie budgétaire que le Préfet de l'Île-de-France à quitter l'hôtel du Duc de Noirmoutier servi par ses 16 domestiques.
Il est tout simplement scandaleux qu'un maire puisse gaspiller pendant douze ans un trésor qui aurait pu permettre à Renault d'investir cette somme ou aux habitants de Boulogne de voir leurs impôts baisser d'autant.
Il est tout simplement scandaleux qu'un autre maire jette aux orties ce qu'a fait le premier,
en affichant d'ailleurs dès l'origine qu'il perdra encore plus d'argent puisqu'il estime à cinq ans les nouvelles études nécessaires et puisqu'il pose comme principe qu'il construira 50 % de moins.
Il est tout simplement scandaleux que les Chambres régionales des comptes jugent qu'elle n'ont rien à voir dans cette opération.
Il est tout simplement scandaleux que les actionnaires de la Société Renault ne demandent pas des comptes à l'entreprise pour n'avoir pas encore touché un sou d'un terrain abandonné depuis 16 ans.

Si les " class actions " existaient en France, il y a longtemps que les contribuables de Boulogne et les actionnaires de Renault auraient attaqué M. Jean-Pierre Fourcade, M. Pierre-Christophe Baguet et M. Louis Schweitzer devant les tribunaux pour gabegies, abus de biens sociaux et de biens publics.


Le coût de la SNCF.
La presse a largement fait état au mois d'avril d'un bénéfice de la SNCF pour l'année 2007 évalué à 1 milliard permettant pour la première fois de son histoire de verser à l'Etat, son actionnaire unique, un dividende de 130 millions d'euros.
Le seul constat que l'on peut faire à propos de cette information est celui de la nullité de nos journalistes et singulièrement de nos journalistes économiques.
Il est assez stupéfiant que personne n'ait comparé ce bénéfice d'1 milliard aux 13,2 milliards de subventions versées par l'Etat à l'ensemble SNCF-RFF.
Indiquons par ailleurs à propos de RFF que cette société avait vocation, à l'origine, à être un simple organisme comptable doté d'un bureau d'étude et de contrôle qui ne devait pas dépasser 150 personnes.
Toute administration ayant vocation en France à générer un auto-développement sans limite, cette brillante société dépasse aujourd'hui 800 personnes, dispose de locaux superbes à côté de la grande bibliothèque et affiche des salaires de dirigeants dignes du volume de ses pertes financières.


Les investissements dans les DOM-TOM.
Les " niches fiscales " des DOM-TOM, qui concernent le plus souvent le tourisme, l'hôtellerie, la navigation de plaisance mais dont on sait quelles n'ont guère développé l'économie de notre territoire, représentent un peu moins d'un milliard d'euros. Une somme ! Quelle en est l'utilité ?
Chacun sait que les DOM-TOM nous coûtent directement ou indirectement une fortune bien supérieure à ces " niches fiscales ".


Le coût des étudiants étrangers en France.
La misère de nos universités n'attire guère en France les étudiants les plus valables qui se dirigent d'abord systématiquement vers les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.
De plus, l'inscription en licence étant quasiment gratuite - 350 euros sécu comprise - on comprend l'afflux des étudiants africains qui y voient entre autre une formidable incitation à l'immigration :
coût annuel environ 2 milliards
45