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La dette et le budget.
Le budget 2007 ne rompt pas avec la très mauvaise habitude des
budgets précédents.
Le déficit est programmé à 42 milliards, il sera plutôt de 45 milliards,
c'est-à-dire, très proche de la limite des 3 % des accords de Maastricht.
N'oublions pas que 3% du PIB c'est en fait 15 % du budget, considérable
déficit qu'il sera bien difficile de réduire.
Faut-il s'en alarmer, voire même s'y opposer avec force au nom
de la rupture promise par le Président de la République en campagne
? A notre sens non.
Il nous semble en effet que la sagesse
consiste à réformer en profondeur en exigeant peu de sacrifices
supplémentaires de ceux qui seront touchés par la réforme.
Il semble clair que ce sont en priorité les fonctionnaires, les
entreprises nationalisées, les structures de l'éducation nationale,
l'armée qui seront touchés.
Si on leur dit en même temps que dès demain leurs crédits seront
très fortement diminués, la réforme ne passera pas.
Chacun sait que dans notre vieux pays,
chacun prêche la réforme pour son voisin et la refuse pour lui-même.
Il semble pourtant qu'aujourd'hui un certain consensus apparaît
pour changer les choses.
Il était sage de ne pas tout faire à la fois et d'ajourner à
un an un vrai budget de rigueur.
D'autant que Claude Guéant réunit, semaine après semaine, les conclusions
d'un grand nombre d'audits, lancés dans chaque ministère pour connaître
les dépenses pouvant être limitées ou supprimées.
C'est sur la base de ces audits qu'un budget 2009 pourra être établi
en 2008 en toute sécurité.
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