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Les réformes fiscales de Juillet Aout : efficacité économique ou
cadeaux électoraux.
Le paquet législatif fiscal préparé et voté avant les vacances parlementaires
a été présenté par la Gauche comme un cadeau offert par SARKOSY
à son électorat.
Ce cadeau a été évalué selon les sources à 11, 12 ou 15 milliards
d'euros.
Il est assez étonnant qu'aucun leader de la majorité n'ait réagi
avec vigueur à cette accusation.
Peut-être, simplement, pour éviter des polémiques inutiles.
En effet, ce paquet fiscal concerne, pour
les 3/4, tous les Français et pour ¼ les grosses fortunes
qu'il était nécessaire de détaxer si l'on voulait qu'elles restent
en France :
1/ Les successions ont été
exonérées de droit sauf les 15 % les plus élevées. Cette
mesure concerne donc tout le monde sauf les très riches.
2/ Les acheteurs de biens
immobiliers pourront déduire de leur revenu un montant plafonné.
Sachant qu'aujourd'hui, l'acheteur moyen a un revenu qui n'est guère
supérieur que de 10 % au locataire moyen, connaissant par ailleurs
le plafond fiscal de cet avantage, on constate
là encore qu'il intéresse pratiquement 70 % des Français, pas les
15 % les plus pauvres, pas non plus les 15 % les plus riches.
3/ Les heures supplémentaires
seront désormais défiscalisées et exonérées de charges sociales.
Cette mesure dit-on ne concernera peut-être que 10 ou 15 % des salariés
car les heures supplémentaires sont peu fréquentes et ne concernent
que les secteurs les plus dynamiques.
Certes, il reste pourtant que cette mesure
n'est pas franchement faite pour les riches.
4/ Le bouclier fiscal à 50
%. Cette mesure est effectivement destinée uniquement aux
gros revenus.
Notons d'abord qu'une bonne dizaine de pays développés appliquent
le même bouclier fiscal y compris nombre de pays sociaux-démocrates.
Mais, surtout, cette mesure a été prise
pour éviter la fuite des grandes fortunes à l'étranger.
Depuis 10 ans, quelques 400 personnes quittent la France chaque
année pour ne pas payer l'impôt sur la fortune.
Ceux qui sont partis en 2005 ont emmené avec eux 1 milliard d'euros.
Les dirigeant du PS n'annuleront pas facilement ce bouclier fiscal.
Par contre, on peut reprocher à Nicolas Sarkosy de ne pas avoir
supprimé l'ISF et pris une demi mesure qui, certes, ralentira l'exode
fiscal mais risque de ne pas l'arrêter. 39
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