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Allemagne : la réforme paye.
Pour les candidats à la présidentielle qui préconisent des réformes
profondes du système économico-social français, l'exemple du
redressement allemand doit être d'un grand réconfort et notre vieille
gauche pourrait en tirer bien des leçons.
C'est en effet un social-démocrate, Gerhard
Schröder, qui a été l'artisan des grandes réformes allemandes. C'est
l'alliance entre la gauche et la Droite en Allemagne, animée par
Angela Merkell qui a consolidé et approfondi ces réformes avec le
bénéfice que l'on connaît.
Après un trou d'air complet en 2002 et 2003 (croissance nulle),
la croissance allemande a repris en 2006 avec plus de 2,5 %.
Le déficit public qui avait atteint 4 % du PIB est tombé à 3,2 %
en 2005 et 2 % en 2006, moins que la France.
Le revenu net des ménages par tête d'habitant n'a pas augmenté en
2006 et la consommation n'a progressé qu'en puisant dans l'épargne.
Par contre, la richesse créée par les entreprises
a augmenté de près de 7 % en 2006 avec deux résultats
: - - une excellente tenue des exportations et
- une reprise forte de l'embauche.
Les allemands auront ainsi fait le sacrifice de leur pouvoir
d'achat pendant deux ans mais ils en récolteront le fruit en 2007
et 2008 où l'Allemagne redevient le moteur de l'expansion européenne.
(A lire un excellent point de vue d'Angela Merkell dans La Tribune
du 29 décembre 2006.) 30
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