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Comment rester fier de nos 1 200
000 entreprises lorsque quelques requins sévissent dans le CAC 40
et le secteur public?
Rencontre avec un jeune chef d'entreprise de 52 ans qui travaille
douze heures par jour depuis l'âge de 25 ans et se trouve aujourd'hui
à la tête d'une entreprise d'environ 20 000 personnes dont il est
propriétaire à 40 %.
La conversation roule incidemment sur les grands titres économiques
de la presse : Antoine Zacharias, 173 millions d'euros de stock-option
sans compter un salaire du même ordre et des provisions pour sa
retraite à nul autre pareil. Guy Dolet affolé de perdre un job apparemment
fort lucratif et fort égotiste, se jetant dans les bras d'un pseudo
chef d'entreprise russe, grand ami de Poutine, qui a par ailleurs
envoyé en Sibérie le capitaliste " Khodorkovski " qui lui faisait
de l'ombre.
Guy Forgeart qui a brillé par la connaissance du timing de son entreprise...
à moins qu'il ne soit justiciable du pénal. Suez, dont on découvre
à l'occasion d'un risque d'OPA par l'italien ENEL, qu'il était fait
pour se marier avec Gaz de France.
Pas un seul fonctionnaire, pas un seul politique, pas un seul grand
patron n'évoquaient même cette idée il y a six mois. Et voici
que pour sauver le soldat Mestralet il faut fusionner Gaz de France
et Suez !
EADS : quelle étrange entreprise que ce conglomérat qui mêle une
très grosse activité média (Hachette, Filipacchi, Europe1, Club
Internet...) et l'aéronautique, les fusées et l'industrie d'armement
!!!
On voit bien pourquoi la presse peut aider à défendre l'investissement
militaire, mais on voit mal la synergie entre les deux.
Reste une société qui résulte de la fusion d'une demi-douzaine d'entreprises
dont les bénéfices de l'intégration sont bien difficiles à mesurer.
Sinon que la commande publique arrange tout... Pas tout à fait d'ailleurs
puisque l'action peut passer en trois mois de 35 à 18,7 euros.
France-Télécom : n'en parlons pas plus que du Crédit Lyonnais il
y a une dizaine d'années.
Bien sûr il y a 25 ou 30 très grandes entreprises,
aussi brillantes que bien gérées, qui comptent finalement beaucoup
plus que les cas précédents.
Mais, aux yeux de l'opinion, il est souvent bien difficile de
défendre le capitalisme, la grande entreprise privée, familiale
ou non, et la grande masse des PME qui sont totalement éloignées
de ce monde des accrocs à l'argent et au pouvoir.
Dernière information : le directeur de cabinet de Dominique
de Villepin quitte le navire de l'Etat pour une grande entreprise
de l'Etat, la RATP.
Rien de nouveau sous le soleil. 26
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