LABORATOIRE D'IDÉES
"think tank" à la française
Héritage&Progrès
22, rue de Texel
Tél: 01 43 20 92 91
01 43 35 14 09
Fax: 01 43 21 95 53
info@heritage-progres.com

Accueil
Qui sommes nous?
Réunions
Questions:
. politiques
. économiques
. sociétales
Etudes
Livres et revues
Faits et Chiffres
Réjouissons nous
Sites partenaires
Nous contacter
Adhérer

 

Le rail, la route et le projet de ferroutage Lyon-Turin.

Un serpent de mer : le projet d'un axe ferroviaire " tout ferroutage ", c'est-à-dire les camions mis sur les trains soit dans la région lyonnaise, soit à Chambéry ou Albertville et jusqu'à Turin.
Ce projet qui comporte un tunnel de 54 kilomètres à une très grande profondeur et une réfection complète de la voie ferrée sur plus de 250 kilomètres est passé progressivement de 32 à 100 milliards de francs, 15 milliards d'euros, sans que l'on ait aucune garantie de la sûreté de ces chiffres.
Il était parfaitement possible de créer un projet alternatif, projet refusé pour satisfaire quelques leaders politiques nationaux connus.

Ce projet est dès l'origine lourdement déficitaire.

L'axe Anvers - Rotterdam - Vallée du Rhin - Turin passe par la Suisse et par l'Autriche plus que par le Mont Blanc.
On le voit par la statistique du nombre de poids lourds qui franchissent les Alpes :

  1995 2003
Tunnel du Fréjus et du Mont Blanc 1 530 000 1 520 000
Tunnels Suisses 1 110 000 1 290 000
Cols autrichiens 1 370 000 1 780 000

 

Le coût prohibitif de ce projet fait que le chœur des politiques s'écrit " marchons, marchons ", tandis que le chœur des financiers, du Ministère à RFF, s'écrit " étudions, étudions ".
Le projet étant à l'étude depuis 10 ans, on est bien obligé d'expérimenter, c'est-à-dire de commencer à creuser une entrée de tunnel d'une part, de commencer à détourner une partie des voies d'autre part.
Toutefois, en l'absence de financement, on limite chaque année les dépenses à quelques millions d'euros, voire quelques dizaines, ce qui est beaucoup trop si le projet ne se fait jamais, très insuffisant si l'on veut concurrencer les Suisses qui, eux, se sont donnés les moyens du financement.

Le Lyon-Turin va-t-il être un de nos nouveaux éléphants blancs ?