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Politique de la ville :
le 11 janvier 2008 où en sommes-nous ?
Le groupe de travail sur l'implication des entreprises dans la politique
de la ville s'est constitué progressivement entre le 1er septembre
2007 et début janvier.
Ce groupe de travail a tenu quatre réunions : deux réunions
plénières en octobre et décembre 2007, deux réunions limitées chacune
à une dizaine de personnes, l'une sur l'emploi, l'autre sur le désenclavement
urbain et la politique de l'ANRU.
Ces quatre réunions et des contacts personnels pris par M. Julienne
et par quelques membres du groupe ont permis au total de sensibiliser
sur notre projet 110 personnes environ :
- treize membres des cabinets ministériels
intéressés,
- trente parlementaires, maires ayant des
ZUS importantes et chefs de projet ZUS de ces villes,
- une vingtaine d'experts divers : police, justice, collèges et
lycées, entreprises de micro-crédits et de capital risque, urbanistes...,
- une vingtaine de grandes entreprises soit une cinquantaine de
cadres responsables des relations institutionnelles, des ressources
humaines, de la communication etc...
Nous avons finalisé début janvier un projet précis comportant
le traitement parallèle des quatre grands secteurs où il faut travailler
pour remettre les populations défavorisées des ZUS dans le courant
de la vie sociale commune :
- l'éducation, depuis l'école
primaire jusqu'au lycée, dans la mesure où l'entrée en sixième est
absolument fondamentale et conditionne tout le parcours éducatif,
- l'emploi et particulièrement l'emploi
des jeunes ayant quitté l'école avec une faible qualification,
- la vie sociale et tout ce qui tourne autour de la
sécurité, de la justice et de la vie collective,
- le désenclavement des quartiers,
la rénovation urbaine et une nouvelle réflexion sur les opérations
ANRU.
Nous avons également constaté que les entreprises ont de très
lourdes charges dans une conjoncture marquée par un risque de
faiblesse, par des réformes importantes et par la concurrence internationale.
Elles sont très sollicitées. Leur bonne volonté reste
très grande mais elle ne s'exercera efficacement que si elles se
sentent responsables du projet et si l'Etat montre l'exemple au
plus haut niveau par un " Plan Marshall des banlieues " réaliste
et faisant confiance aux entreprises, à la société civile et aux
élus locaux.
C'est pourquoi nous avons souhaité un temps d'arrêt et de réflexion
en janvier pour attendre les décisions du Président de la République
et les orientations pratiques du Premier Ministre.
La prochaine réunion plénière du groupe aura lieu sans doute le
mardi 12 février 2008 à l'Assemblée Nationale ; date à confirmer
selon les disponibilités des élus, sinon, au plus tard, le 19 février.
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